La présence de deux jeunes filles présentées comme mineures dans un hôtel à Douala fait réagir sur les réseaux sociaux. Au-delà des commentaires, cette situation soulève surtout une question sur l’encadrement des adolescents et le rôle des parents.
Une situation qui fait parler à Douala
Une publication largement commentée évoque la présence de deux mineures dans un hôtel de Douala, où elles auraient organisé une soirée entre elles.
Les circonstances exactes restent difficiles à établir. Il faut donc éviter de tirer des conclusions trop rapides ou de diffuser des informations permettant d’identifier les jeunes filles.
Ce qui interpelle, en revanche, c’est la question de l’encadrement. À cet âge, les adolescents gagnent progressivement en autonomie, mais ils ont encore besoin de repères et d’une présence adulte.
« Après vous allez me combattre dans mes dénonciations »
La personne à l’origine de la publication a voulu attirer l’attention des parents sur le phénomène.
Elle écrit notamment : « Deux mineures (filles) qui organisent une soirée amoureuse dans un hôtel à Douala, après vous allez me combattre dans mes dénonciations pourtant vos enfants s’égarent tous les jours ».
Le message est assez direct. Mais derrière cette formulation se trouve une préoccupation qui mérite d’être entendue : comment mieux accompagner les jeunes dans leurs choix et leurs fréquentations ?
Ce n’est pas toujours évident pour les parents. Les adolescents peuvent parfois cacher certaines sorties ou activités. Les réseaux sociaux ont aussi changé la manière dont ils communiquent et se rencontrent.
Le dialogue reste important
Dans ce genre de situation, pointer uniquement du doigt les adolescentes ou leurs parents ne suffit pas.
Un enfant qui prend une décision risquée a surtout besoin d’être accompagné. Le dialogue permet souvent de comprendre ce qui s’est réellement passé et d’éviter que la situation ne se reproduise.
L’UNICEF rappelle d’ailleurs que la protection des enfants passe notamment par la prévention des violences, des abus et de l’exploitation, mais aussi par l’implication des familles et des communautés.
Il faut également éviter de transformer ces situations en humiliation publique. Lorsqu’une personne est mineure, une vidéo ou une photo publiée sur Internet peut rester accessible longtemps et avoir des conséquences bien après l’affaire.
Protéger sans humilier
Les parents ont leur part de responsabilité, mais la société aussi. Lorsqu’un comportement inquiète, il est possible de sensibiliser sans exposer les enfants.
Une adolescente peut faire une erreur. Cela ne signifie pas qu’elle doit être condamnée publiquement ou réduite à cette erreur.
Le plus important reste de comprendre ce qui s’est passé, de vérifier que les mineures sont en sécurité et, si nécessaire, de permettre aux adultes responsables de prendre les mesures appropriées.