Il truque son test ADN avec du sang caché dans son propre bras

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Yvan Pedri
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Journaliste – Actualité People Yvan Pedri est journaliste spécialisé dans l'actualité people et les tendances du divertissement. Il couvre les grands événements médiatiques, les nouvelles des...
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Comment un médecin a-t-il pu tromper plusieurs fois les analyses ADN ? En Saskatchewan, John Schneeberger avait trouvé une méthode aussi improbable que macabre : faire analyser le sang d’un autre homme à la place du sien. Pendant plusieurs années, le stratagème a fonctionné.

En 1992, un médecin accusé d’agression sexuelle

L’histoire commence à Kipling, une petite ville de Saskatchewan, au Canada.

En 1992, une patiente accuse le médecin John Schneeberger de l’avoir droguée puis agressée sexuellement dans un établissement médical. Elle affirme que les faits se sont déroulés alors qu’elle était sous ses soins.

Les enquêteurs disposent d’un élément biologique retrouvé sur les vêtements de la victime. Il faut alors comparer cet ADN avec celui du médecin.

Schneeberger accepte de fournir un échantillon sanguin. Il semble même vouloir coopérer rapidement pour démontrer son innocence.

Le résultat ne correspond pas.

À ce stade, l’enquête prend une tout autre direction. Le médecin peut affirmer que son ADN ne correspond pas à celui retrouvé sur la victime. Un nouveau prélèvement est pourtant réalisé plus tard. Même résultat.

L’affaire paraît alors s’éloigner de lui.

Mais la victime, elle, n’y croit pas.

Deux analyses ADN négatives, mais la victime insiste

Contrairement à ce que les résultats semblent indiquer, la jeune femme reste convaincue de reconnaître son agresseur.

Elle décide donc de ne pas laisser tomber l’affaire.

Un enquêteur privé est engagé. Son travail va permettre de contourner le problème qui bloquait jusque-là les investigations : les échantillons sanguins du médecin ne semblent pas correspondre aux traces retrouvées sur la victime.

L’enquêteur finit par obtenir un autre échantillon biologique appartenant à Schneeberger. Selon les sources disponibles, un objet lui appartenant permet notamment de récupérer une trace exploitable pour une analyse génétique. Le résultat est cette fois différent : son ADN correspond bien aux éléments qui avaient été attribués à l’agresseur.

Le mystère devient alors beaucoup plus inquiétant.

Si le sang prélevé sur son bras n’était pas le bon, qu’avait-il donc fourni aux enquêteurs ?

Le médecin avait caché du sang dans son propre bras

La réponse paraît sortie d’un scénario de série policière.

Schneeberger avait placé sous la peau de son bras un petit tube en plastique contenant du sang provenant d’un autre homme. Les sources judiciaires et les récits consacrés à l’affaire décrivent un tube chirurgical d’environ 15 centimètres, rempli de sang et placé de façon à pouvoir être atteint lors d’une prise de sang.

Le détail qui fait froid dans le dos est ailleurs.

Lorsqu’un prélèvement devait être effectué, le médecin pouvait orienter l’aiguille vers l’endroit où se trouvait le tube. Le laboratoire croyait donc recevoir du sang provenant directement de ses veines.

En réalité, l’échantillon provenait de la réserve dissimulée sous sa peau.

Le sang appartenait à un autre homme. Son ADN ne pouvait donc évidemment pas correspondre à celui recherché dans l’enquête.

Le procédé a fonctionné à plusieurs reprises. Une source consacrée au dossier indique que des prélèvements effectués en 1992, 1993 et 1996 avaient ainsi permis de maintenir la supercherie.

C’est justement ce qui rend l’affaire si singulière : la fraude ne reposait pas sur une erreur de laboratoire, mais sur une manipulation physique du prélèvement lui-même.

Un stratagème qui finit par se retourner contre lui

Le problème, pour Schneeberger, est qu’un échantillon sanguin n’est pas le seul moyen d’obtenir un profil génétique.

Les enquêteurs finissent par obtenir d’autres éléments biologiques. Une analyse réalisée à partir de cheveux permet notamment de faire le lien avec les traces déjà recueillies.

La stratégie du médecin s’effondre alors.

Il ne suffit plus de contrôler la manière dont son sang est prélevé. Les enquêteurs disposent désormais d’autres sources permettant de vérifier son identité génétique.

L’affaire prend aussi une ampleur plus large. Schneeberger est finalement poursuivi pour plusieurs faits d’agression sexuelle ainsi que pour obstruction à la justice. En 1999, il est reconnu coupable et condamné à six ans de prison.

Il ne purgera toutefois pas l’intégralité de cette peine. Après avoir effectué environ les deux tiers de sa condamnation, il sera expulsé du Canada en 2004.

Une fraude scientifique devenue célèbre dans les affaires criminelles

L’affaire John Schneeberger est restée célèbre pour une raison très particulière.

Le médecin avait utilisé ses connaissances médicales pour attaquer directement la fiabilité du prélèvement ADN. Il ne cherchait pas à modifier le résultat produit par le laboratoire. Il avait trouvé un moyen de faire parvenir au laboratoire le mauvais sang.

C’est une nuance importante.

L’analyse pouvait être parfaitement correcte. Le problème se situait avant même l’arrivée du tube au laboratoire.

Cette affaire rappelle aussi pourquoi les enquêteurs ne reposent pas forcément toute une procédure sur un seul type de prélèvement biologique. Dans ce dossier, les analyses sanguines semblaient disculper le médecin, mais d’autres échantillons ont finalement permis de faire apparaître la contradiction.

Et lorsque les enquêteurs ont pu comparer son ADN à partir de plusieurs sources, le montage s’est écroulé. Le tube caché dans son bras n’avait plus grand-chose d’une preuve d’innocence : il était devenu la pièce centrale d’une fraude judiciaire particulièrement élaborée.

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Journaliste – Actualité People Yvan Pedri est journaliste spécialisé dans l'actualité people et les tendances du divertissement. Il couvre les grands événements médiatiques, les nouvelles des célébrités ainsi que les sujets qui suscitent le plus d'intérêt auprès du grand public. Reconnu pour sa réactivité et son souci de précision, il s'attache à publier des contenus rigoureusement vérifiés tout en restant proche des attentes des lecteurs de La Minute du Buzz. Domaines d'expertise : Actualité people, médias, télévision, stars internationales, influence digitale.
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