Ce mercredi, la Maison de la Chimie à Paris a accueilli une conférence de presse inattendue et tendue. Devant une nuée de photographes, Michèle Marchand – alias Mimi, figure incontournable de la presse people – impose le silence. C’est Stéphane Plaza, ancien animateur star de M6, qui fait son entrée. Affaibli, les traits tirés, les cheveux grisonnants, il s’installe aux côtés de ses avocats, Me Julien Roelens et Me Antonin Gravelin-Rodriguez.
Condamné en février dernier à un an de prison avec sursis pour violences sur une ex-compagne, Plaza affirme haut et fort qu’il est innocent. “Je n’ai jamais été violent envers qui que ce soit, encore moins envers des compagnes. Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité éclate”, déclare-t-il, le regard grave. Il évoque un procès en appel à venir, convaincu de pouvoir prouver son innocence.
Ses avocats dénoncent une “manipulation du parquet de Paris”, l’accusant d’avoir fourni de fausses informations au tribunal. Selon eux, des éléments cruciaux ont été écartés, notamment des preuves de cyberharcèlement impliquant deux des plaignantes, identifiées via des réquisitions Instagram. Cette plainte, classée sans suite, aurait, selon la défense, été utilisée à tort pour crédibiliser les accusations.
De son côté, Me Clotilde Lepetit, avocate d’une des plaignantes, fustige cette “mise en scène” qu’elle voit comme “une démonstration de force”. “S’attaquer au système judiciaire ainsi ne fait qu’ajouter à la souffrance des victimes”, estime-t-elle.
Au cœur de ce tumulte judiciaire, Stéphane Plaza dit se sentir “enterré vivant” et voit ses rêves de théâtre, de télévision et de cinéma s’éloigner. Mais il promet : il ne renoncera pas à laver son honneur.