Dans un communiqué transmis ce mercredi soir, le procureur de la République de Saint-Brieuc Julien Wattebled évoque une affaire « de fraude à la TVA et de blanchiment » près de Saint-Brieuc, à Ploufragan. Où, ce mardi, une vaste opération a été menée, avec, à la clé, « des interpellations » et « la perquisition d’une vaste propriété immobilière, de caravanes et de plusieurs box », confirmant une information de Ouest-France.
Deux hommes et trois femmes interpellés
À l’issue de cette opération, menée par « le peloton motorisé de Saint-Brieuc, l’escadron départemental de contrôle des flux de Saint-Brieuc et le groupe interministériel de recherche de Bretagne, assistés du peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie », « deux hommes âgés de 27 et 47 ans et trois femmes âgées de 22 à 47 ans ont été placés en garde à vue, et de l’argent liquide, douze véhicules, notamment de forte cylindrée de marque américaine, et trois caravanes de standing ont été saisis ».
Par ailleurs, « des saisies sur comptes bancaires, sur compte-titre et une saisie immobilière ont également été réalisées ». Avec « au total, plus de 875 000 euros d’avoirs criminels [qui] ont été placés sous main de justice ». Le procureur précise aussi qu’« une procédure incidente a été ouverte à la suite de la découverte d’armes non homologuées ».
Gardes à vue levées
« Cette opération s’intègre dans une longue enquête préliminaire, ouverte il y a plusieurs mois et dirigée par le parquet de Saint-Brieuc, poursuit le communiqué, portant sur des faits de blanchiment, d’escroquerie faite au préjudice d’une personne publique (fraude à la TVA notamment), de recel, d’abus de biens sociaux et de travail dissimulé, commis en France et en Europe pour un préjudice estimé à plus de 925 000 euros. »
« Suite aux gardes à vue, qui ont été levées en début de soirée, l’enquête préliminaire se poursuit aux fins de déterminer les responsabilités de chacun », annonce le procureur, saluant « la mobilisation totale du parquet de Saint-Brieuc et des services de l’État dans la lutte contre la fraude et la politique pénale de recours systématique aux outils de saisie de patrimoine », conclut le document.