
Un homme et sa compagne comparaissaient devant le tribunal de proximité de Dinan pour violences sur la fille du père de famille. En mai 2024 la fillette, âgée 9 ans, avait dénoncé aux enquêteurs les violences physiques et psychologiques dont elle était victime depuis janvier 2020, des claques, des bousculades, des dénigrements et des punitions inadaptées. Ses parents étant séparés, les faits se déroulaient lors des périodes de résidence alternée chez son père et sa nouvelle conjointe.
« Elle pouvait être diabolique »
À la barre du tribunal mardi 9 décembre, les prévenus âgés respectivement de 42 et 39 ans ont contesté en grande partie les déclarations de l’enfant ou minimisé ce qu’on leur reproche. « Une partie est vraie » a lancé le père de famille, « les claques ». Et d’expliquer qu’il avait eu « peur des réactions de sa fille sur ses frères et sœurs ». « Elle pouvait être diabolique » a-t-il ajouté. En effet cette dernière avait eu des problèmes à l’école et pouvait être dangereuse. Elle aurait tenté « d’étrangler un frère avec une corde à sauter » par exemple.
La décision mise en délibéré
La belle-mère a confirmé les déclarations de son compagnon et précisé que ses relations avec la fillette se seraient dégradées à la naissance des nouveaux enfants. Pour le Procureur « les infractions sont caractérisées » et doivent être sanctionnées par des peines de 3 mois de prison avec sursis pour la belle-mère et 6 mois de prison avec sursis probatoire durant deux ans avec obligation d’effectuer un stage de responsabilité parentale pour le père de la victime. La décision a été mise en délibéré au 20 janvier 2026.