Depuis 24 heures, une série de vidéos explicites circulant sur les réseaux sociaux agite l’opinion publique camerounaise. Tournées dans un bureau officiel, elles montrent deux fonctionnaires dans des situations pour le moins compromettantes. Résultat : plus de 3 000 partages en à peine dix heures, selon le cabinet DataTrack.
Face à ce scandale, la réaction des autorités ne s’est pas fait attendre. Dès 8h ce matin, le Délégué Général à la Sûreté Nationale, Martin Mbarga Nguele, a signé la suspension immédiate de l’agent Christelle Eboa et du commissaire divisionnaire Josué Ossomo. Ce dernier, dont le bureau et le téléphone auraient servi de cadre et de matériel d’enregistrement, fait l’objet d’une enquête interne en vertu de l’article 83 du règlement disciplinaire de la police. Délai : 72 heures.

🧭 Un malaise éthique bien réel
« Laisser passer cela, c’est ouvrir la porte à toutes les dérives », alerte Me Roland Manga, avocat au barreau du Cameroun. La sonnette d’alarme est tirée par la société civile : 14 plaintes citoyennes ont été enregistrées en 24h pour atteinte aux bonnes mœurs, selon la Commission nationale des droits de l’homme. Des ONG réclament un audit global des pratiques internes et une refonte des mécanismes de contrôle.

Selon un sondage mené sur Telegram, 68 % des répondants estiment que l’image de la police est « gravement ternie ». Un ancien formateur de l’École nationale supérieure de police confie sous anonymat : « L’éthique, aujourd’hui, n’est plus qu’un concept creux. »
💬 Entre indignation publique, réactions officielles et déferlement numérique, l’affaire soulève de vraies questions sur les valeurs au sein de la fonction publique. Le gouvernement promet une transparence totale. Reste à savoir si cette crise débouchera sur de vraies réformes… ou un simple effet d’annonce.

