Les images ont rapidement enflammé les réseaux sociaux. Une vidéo choquante montre un véhicule de police percuté violemment à une intersection, lundi soir à Marseille, avant que ses occupants ne soient pris à partie par une douzaine d’individus. Les faits se sont déroulés peu avant 21 heures, dans le nord de la ville, alors que les forces de l’ordre tentaient d’interpeller le conducteur d’une motocross ayant refusé d’obtempérer.
Dans la séquence relayée massivement sur TikTok, X (ancien Twitter) et Instagram, on voit une voiture de police, sirène et gyrophare activés, projetée violemment sur le flanc par un véhicule blanc. Les deux policiers s’extirpent difficilement du véhicule retourné. Mais ce n’est que le début de l’hostilité. Rapidement, des projectiles pleuvent, des fumigènes éclatent, et des cris fusent de toute part. L’intervention vire au cauchemar.
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a confirmé l’incident et apporté son soutien total aux agents : « Ils ont fait preuve de sang-froid, de maîtrise et de courage », a-t-elle déclaré sur X. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui aussi relayé le message, accompagné d’une capture de la vidéo.
La présidente du département, Martine Vassal, a exprimé son indignation : « Honte d’être Marseillaise ce soir », a-t-elle écrit, choquée par les insultes et le manque de solidarité envers les policiers blessés. De son côté, le député RN Franck Allisio s’est dit « écœuré » par les réactions de certains témoins, évoquant des rires et des klaxons, tandis que Renaud Muselier, président de la région PACA, a jugé les images « honteuses ».
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a également condamné fermement l’agression. À ce jour, aucune interpellation n’a été effectuée, et les circonstances exactes de la collision restent à éclaircir.
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Sans relayer la vidéo, le maire de Marseille (divers gauche) Benoît Payan a lui condamné sur X « avec la plus grande fermeté l’acte de violence qui a visé les policiers ». Aucune interpellation n’a eu lieu à ce stade, selon la source policière. Rien ne laissait penser mercredi que la voiture blanche avait sciemment percuté l’équipage de police.