- L’UE et l’Australie ont conclu un accord commercial après huit ans de négociations.
- La présidente de la Commission européenne von der Leyen et le Premier ministre australien Albanese l’ont signé à Canberra.
- L’UE garantit ainsi l’accès à des matières premières importantes. Elle veut devenir plus indépendante de la Chine.
L’UE et l’Australie ont conclu un accord commercial après des années de négociations. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre australien Anthony Albanese ont signé mardi à Canberra l’accord avec lequel l’UE souhaite garantir l’accès à d’importantes matières premières. Il vise à éliminer les droits de douane des deux côtés et à faciliter le commerce des services et les investissements mutuels.
L’Australie est “le plus grand fournisseur mondial de lithium et possède des matières premières cruciales pour les technologies propres du futur – des voitures électriques en Espagne aux éoliennes offshore dans la mer Baltique”, a écrit lundi von der Leyen dans un article invité dans plusieurs journaux européens. L’accord vise à éliminer les droits de douane sur les matières premières elles-mêmes ainsi que sur les produits transformés.
L’UE veut devenir plus indépendante de la Chine
L’UE veut devenir plus indépendante de la Chine, qui fournit actuellement la majorité des importations européennes de matières premières et détient de nombreux brevets de transformation. Selon von der Leyen, l’objectif est de « garantir qu’aucun pays ne puisse utiliser l’accès à l’énergie, aux semi-conducteurs ou aux terres rares comme une arme pour prendre notre économie en otage ».
À l’inverse, l’UE exporte vers l’Australie des machines, des produits chimiques et des composants destinés au secteur des transports. Les industries allemandes de construction mécanique et chimique comptent parmi les bénéficiaires de l’accord.
Le contrat commercial fait désormais l’objet d’un examen juridique, qui prend généralement plusieurs mois. Dans l’UE, il doit également être traduit dans les 24 langues officielles. Le Parlement européen et le Parlement australien doivent ensuite ratifier l’accord.

Konstantin Furrer (fourrure) travaille depuis 20 minutes depuis 2017. Chef du bureau d’information depuis 2022, également rédacteur en chef de journaux et membre du comité de rédaction.

