Mai 2026 : le mois qui va terroriser les fans de films d’horreur originaux

François Xavier
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Mai 2026 s’annonce comme l’un des mois les plus denses de l’histoire récente du cinéma d’horreur. Pas de remakes recyclés, pas de suites fatiguées. Non. Ce mois-ci, Hollywood mise sur du jamais-vu, avec une vague de films d’horreur originaux qui risquent bien de hanter vos nuits pour longtemps.

Cinq longs métrages inédits en moins de trente jours. C’est rare. C’est excitant. Et c’est exactement ce que les amateurs du genre attendaient depuis des années. Voici ce qui vous attend.

Deep Water — les requins sont de retour (1er mai)

On commence fort. Le 1er mai, Renny Harlin revient à ses premières amours avec Deep Water, un film de requins qui n’a rien à voir avec un remake. Ce réalisateur, c’est lui derrière Deep Blue Sea, l’un des meilleurs films de squales de l’histoire du genre. Autant dire que les attentes sont élevées.

Aaron Eckhart et Ben Kingsley mènent un casting qui comprend aussi Molly Wright, Angus Sampson et Kelly Gale. Le pitch ? Un vol Los Angeles-Shanghai s’écrase au milieu du Pacifique. Les survivants découvrent rapidement qu’ils ne sont pas seuls dans ces eaux. Les requins, eux, n’ont pas de plan de vol.

Harlin résume l’esprit du film sans détour : “Deep Water représente le genre de film dont j’ai rêvé depuis que j’ai grandi en aimant les films catastrophes des années 70. De l’action spectaculaire et des personnages inoubliables qui ne laissaient pas un œil sec dans les cinémas.”

Hokum — l’horreur irlandaise avec Adam Scott (1er mai)

Le même jour, un tout autre registre. Hokum, distribué par NEON — le label derrière Longlegs — est signé Damian McCarthy, réalisateur de Oddity et Caveat. Deux films qui ont marqué les fans d’horreur atmosphérique. Ce troisième long métrage s’annonce dans la même veine.

Adam Scott, révélé dans la série Severance, incarne Ohm Bauman, un romancier solitaire qui se retire dans une auberge isolée en Irlande pour disperser les cendres de ses parents. Très vite, les histoires de sorcière ancienne hantant la suite nuptiale commencent à prendre possession de son esprit. Visions dérangeantes, disparitions inexplicables… l’homme va se retrouver face aux recoins les plus sombres de son passé.

La critique Meagan Navarro de Bloody Disgusting a déjà eu le film entre les mains, et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère : “Un charmant hôtel irlandais avec une histoire profondément hantée attend un écrivain américain dans ce troisième film de McCarthy, poursuivant sa série de récits folkloriques de karma surnaturel et de terreur frissonnante avec un sens de l’humour noir.”

Obsession — le film coup de poing de l’année (date à confirmer)

Focus Features mise gros sur Obsession, le nouveau long métrage de Curry Barker, le réalisateur de Milk & Serial. L’histoire part d’un concept classique mais tord tout ce qu’on connaît du genre.

Un romantique désespéré casse un mystérieux “One Wish Willow” pour conquérir la fille dont il est épris. Il obtient ce qu’il voulait. Puis tout déraille. Parce que certains désirs ont un prix que personne ne devrait jamais payer.

Michael Johnston, Inde Navarrette, Cooper Tomlinson, Megan Lawless et Andy Richter forment le casting. Et Meagan Navarro a encore sorti sa plume pour Bloody Disgusting : “Bien que les scénarios de Patte de Singe donnent souvent des résultats prévisibles, et que le résultat soit pratiquement télégraphié dès le départ, Curry Barker parvient à surprendre avec le voyage lui-même. Et c’est un voyage de dingue, pavé de violence sanglante et de carburant pour cauchemars à ne plus finir.”

Corporate Retreat — quand le team building vire au massacre (22 mai)

Le film le plus dark de la sélection sur le papier. Corporate Retreat débarque le 22 mai avec Odeya Rush, Alan Ruck et Rosanna Arquette dans une satire du monde de l’entreprise qui se transforme en bain de sang.

Le pitch officiel parle d’un mélange entre The Menu et Saw. Un groupe de jeunes cadres part en séminaire de luxe. Leur animateur a d’autres plans. Ce qui commence comme un exercice de team building se finit en lutte pour la survie.

Glaçant. Et franchement, pas totalement déconnecté de la réalité.

Passenger — le film dont on ne sait presque rien (22 mai)

André Øvredal signe Passenger, attendu le 22 mai. Ce réalisateur, on lui doit The Autopsy of Jane Doe, Scary Stories to Tell in the Dark et The Last Voyage of the Demeter. Trois films qui ne rigolent pas.

Le teaser, diffusé uniquement en salles pour l’instant, montre un homme sur l’autoroute qui croise des silhouettes immobiles sur le bord de la route. La scène finale est simple : il n’est pas seul dans sa voiture. Jacob Scipio et Melissa Leo font partie du casting.

Le synopsis complet : quelques semaines après le début de leur vie en van, un jeune couple est témoin d’un accident de la route fatal. Très vite, un traqueur démoniaque impossible à distancer se met à les suivre partout où ils vont. Le genre de film qui donne envie de vérifier la banquette arrière avant de démarrer.

Backrooms — le film le plus attendu de mai 2026 (29 mai)

Et on garde le meilleur pour la fin. Backrooms, produit par A24 et attendu le 29 mai, est sans doute le long métrage d’horreur le plus anticipé de l’année. Peut-être de ces dernières années.

Kane Parsons — alias Kane Pixels sur YouTube — est derrière la caméra. À 20 ans, il devient le plus jeune réalisateur à avoir collaboré avec A24. Et cette collaboration, il la mérite. Ses vidéos YouTube sur les Backrooms ont dépassé les 100 millions de vues. Il a construit cet univers seul, avec le logiciel gratuit Blender, depuis sa chambre.

Pour le film, plus de 2 800 mètres carrés de Backrooms ont été construits en décors réels à Vancouver. Si réels que des membres de l’équipe se sont perdus sur le plateau. Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve et Mark Duplass mènent le casting. James Wan et Shawn Levy produisent.

Parsons a résumé la logique de son univers lors de sa présentation au CCXP Mexico : “J’essaie toujours de rester loin de l’idée que les Backrooms soient une sorte d’espace onirique où, si vous vous retournez, la pièce aurait changé. Ça joue sur la capacité du cerveau humain à cartographier les espaces et à les comprendre. La partie difficile c’est que, si vous revenez sur vos pas, vous reviendrez sur vos pas, mais ça continue, encore et encore et encore. C’est là que la confusion et la convolution s’installent. Donc au final, vous devez juste arrêter d’essayer de cartographier, alors que si ça changeait constamment, vous abandonneriez bien plus vite.”

Le budget du film est estimé à environ 9 millions d’euros. Pour A24, c’est une mise modeste. Pour Kane Parsons, c’est l’aboutissement d’une aventure commencée dans sa chambre d’ado.

En France, le film est attendu le 17 juin 2026.

Mai 2026 s’annonce comme un mois à marquer d’une pierre rouge pour le cinéma d’horreur. Lequel de ces films vous fait le plus d’effet ? Dites-le nous en commentaire.

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