Une histoire glaçante révélée par le média néerlandais De Telegraaf. Une femme de 52 ans, vivant aux Pays-Bas, a été contrainte par son ex-compagnon de se faire tatouer son prénom à pas moins de 250 reprises sur le corps et le visage. Aujourd’hui libérée de cette emprise, elle tente de tourner la page grâce au soutien d’une association spécialisée.
Une machine achetée sur AliExpress pour marquer sa victime
Tout a commencé le jour où son ex-compagnon a acquis une machine à tatouer sur la plateforme chinoise AliExpress. Un achat anodin en apparence, qui s’est transformé en instrument de contrôle et d’humiliation. Il a commencé par lui imposer son prénom sur le corps, puis sur le visage. Semaine après semaine, les tatouages artisanaux se sont multipliés jusqu’à recouvrir intégralement son cou, son visage et le reste de son corps.
Ce type de marquage forcé est l’une des formes les plus extrêmes de violences conjugales. En inscrivant son prénom sur la peau de sa victime, l’homme cherchait manifestement à la posséder, à la rendre visible et indéfaçable comme propriété. Une emprise qui, même après la séparation, continuait à se lire sur chaque centimètre de peau.
Une association pour l’aider à effacer les traces
Depuis qu’elle a réussi à se défaire de cette relation toxique, la quinquagénaire est accompagnée par l’association “Spijt van Tattoo”, ce qui signifie “regret du tatouage” en français. Son fondateur, spécialiste du détatouage au laser, consacre son travail à aider des femmes à faire disparaître des tatouages subis ou regrettés. Il souligne que ce problème est loin d’être marginal aux Pays-Bas.
Pour financer les traitements de cette femme et soutenir d’autres victimes en attente, il a lancé ce lundi une cagnotte en ligne avec un objectif fixé à 30 000 euros. Une somme nécessaire pour couvrir les séances de laser restantes et permettre à d’autres femmes inscrites sur liste d’attente de bénéficier du même accompagnement.
Un coût astronomique pour effacer l’irréparable
Le fondateur de l’association a rappelé une réalité financière souvent méconnue. Le détatouage coûte en moyenne “dix fois plus cher” que le tatouage en lui-même. Autrement dit, ce que l’ex-compagnon a infligé pour quelques dizaines d’euros et une machine bon marché nécessite des milliers d’euros et de longues séances douloureuses pour être effacé, du moins partiellement.
Une reconstruction qui prend du temps, sur le plan physique comme psychologique. Mais pour cette femme de 52 ans, chaque séance est un pas de plus vers une vie enfin débarrassée des traces de celui qui a voulu l’effacer en la marquant.
