Une révélation fracassante. Un démenti catégorique. Et maintenant, un essai vieux de 15 ans qui relance le débat.
Le 12 avril 2026, Ruby Rose, 40 ans, a tout balancé sur Threads. Dans une série de publications explosives, l’actrice et mannequin australienne, connue notamment pour son rôle dans Orange Is the New Black, a accusé Katy Perry de l’avoir agressée sexuellement dans une boîte de nuit en Australie, alors qu’elle avait une vingtaine d’années.
Selon son récit, Perry se serait approchée d’elle pendant qu’elle reposait sur les genoux de sa meilleure amie pour l’éviter, avant de commettre un acte sexuel non consenti sur son visage. Rose précise qu’elle a alors “vomi par réflexe”.
“Cela m’a pris près de deux décennies pour dire cela publiquement“, a-t-elle écrit. “Et ça montre à quel point le traumatisme et l’agression sexuelle peuvent marquer profondément.”
Le démenti de Katy Perry
La riposte ne s’est pas fait attendre. Dès le 13 avril, le représentant de Katy Perry a publié une déclaration cinglante.
“Les allégations diffusées sur les réseaux sociaux par Ruby Rose concernant Katy Perry sont non seulement catégoriquement fausses, mais constituent des mensonges dangereux et irresponsables.”
Perry elle-même n’a pas pris la parole publiquement. Mais le ton de son camp est sans ambiguïté.
L’essai de 2011 qui change la donne
C’est là que l’affaire prend un tournant inattendu. Un texte écrit par Rose en 2011 pour le média australien news.com.au a refait surface. Dans cet essai sur sa sobriété, elle évoquait déjà une soirée agitée avec Katy Perry.
“J’avais arrêté de boire depuis 30 jours, ma première tentative de sobriété, et je sortais faire la fête avec Katy”, écrivait-elle à l’époque. “Ce dont je me souviens avoir pensé, c’était ‘Je vais prendre un verre ce soir, je le mérite. Après tout, quel est le pire qui puisse arriver ?’ Et bien, ne pas s’arrêter à un verre, ni à dix, puis vomir sur le pied de Katy, voilà la réponse.”
Un récit qui se croise avec ses accusations récentes, mais sous un angle très différent. Dans ce texte de 2011, le ton est celui de l’autodérision, pas du traumatisme.
“La réponse courte, j’ai vomi sur Katy Perry. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles je n’ai pas bu depuis presque 90 jours. Avant que vous ne tiriez des conclusions hâtives, rien d’horrible ne s’est produit, et je n’ai pas non plus eu de DUI, j’en avais juste eu assez, et ça a été l’une des meilleures décisions de ma vie.”
Une enquête policière officiellement ouverte
Ruby Rose a indiqué avoir déposé une plainte formelle. Le 15 avril, la police de l’État de Victoria a confirmé aux médias australiens The Sydney Morning Herald et Herald Sun qu’une enquête pour agression sexuelle historique commise à Melbourne en 2010 était bien en cours.
Le 14 avril, Rose avait annoncé sur Threads avoir finalisé ses démarches judiciaires.
“À partir de cet après-midi, j’ai finalisé tous mes rapports. Cela signifie que je ne suis plus en mesure de commenter, repartager ou parler publiquement de ces affaires, ou des personnes impliquées. Cela va sembler que j’ignore tout, des messages de soutien aux témoignages d’autres personnes, mais ce n’est pas le cas. C’est une demande standard de la police et, à bien des égards, un vrai soulagement. Je peux maintenant commencer le processus de guérison. Je vous aime tous tellement.”
Le témoignage de l’ex-directeur de la boîte de nuit
Un ancien responsable du club Spice Market à Melbourne a accepté de parler au Herald Sun. Son témoignage apporte un éclairage supplémentaire sur la soirée du mois d’août 2010.
“Elles sont arrivées ensemble”, a-t-il déclaré. “Elles prenaient des verres et tout ça, mais elles faisaient principalement leur truc dans leur coin. Je n’avais pas connaissance d’une quelconque agression présumée ni que quelqu’un avait vomi.”
Il a toutefois reconnu que les deux femmes avaient “beaucoup trop bu”, au point que le club avait organisé un véhicule avec chauffeur pour les reconduire discrètement, afin d’éviter que des photos compromettantes ne circulent.
Rose campe sur ses positions
Avant de se murer dans le silence imposé par l’enquête, Ruby Rose avait tenu à lancer un dernier avertissement public à Katy Perry.
“Elle est plus que bienvenue à me poursuivre en justice, elle ne le fera pas, parce que c’est arrivé, j’ai des photos et c’était littéralement en public, devant plusieurs témoins.”
L’affaire est désormais entre les mains de la justice australienne. Et le monde retient son souffle.
