Val-d’Oise : un policier municipal soupçonné d’avoir tué sa femme et ses enfants avant de retourner l’arme contre lui

La Rédaction
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Un village du Vexin figé dans l’horreur. Quatre personnes retrouvées mortes en une seule journée, dont deux enfants.

Samedi a tout changé pour les habitants de Villers-en-Arthies. Ce petit village du Val-d’Oise, d’ordinaire tranquille, s’est retrouvé cerné de véhicules de gendarmerie. La scène qui s’est jouée à l’intérieur d’une maison du Vexin a tout d’un drame familial d’une violence inouïe.

D’après les informations du Parisien, un homme de 42 ans , policier municipal, aurait abattu son ex-femme ainsi que leurs deux enfants avant de retourner l’arme contre lui-même. Les corps ont été découverts vers 18 heures vendredi soir. C’est la piste que privilégient les enquêteurs à ce stade.

Les deux enfants étaient âgés de 9 et 13 ans. Un détail qui glace. Le couple, en instance de séparation, vivait donc une rupture en cours quand le drame s’est produit. Selon une source proche de l’enquête, éléments depuis confirmés par le parquet, la mère s’était rendue au domicile de son mari le vendredi pour y déposer les enfants. Une démarche banale, routinière. La dernière.

L’homme exerçait comme policier municipal à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Une arme a été retrouvée sur place.

Une enquête ouverte, confiée à deux brigades

Le procureur de la République de Pontoise, Guirec Le Bras, a confirmé les faits et précisé les contours judiciaires de l’affaire. « Une enquête pour meurtres précédés ou suivis de meurtres a été ouverte et confiée à la brigade des recherches de Pontoise et à la section de recherches de Versailles », a-t-il indiqué.

Les investigations sont donc entre les mains de deux unités spécialisées. De quoi laisser penser que les enquêteurs entendent reconstituer avec soin la chronologie exacte des faits et comprendre ce qui a bien pu se passer entre le moment où la mère a déposé les enfants et la découverte des corps.

Ce qui frappe aussi dans ce drame, c’est l’ancrage local de la famille. Selon le maire de Villers-en-Arthies, Jean-François Renard, elle résidait dans la commune depuis une dizaine d’années. Des voisins, des visages familiers dans ce village de moins de 700 habitants. « C’est vraiment terrible comme histoire », a confié l’élu, visiblement bouleversé.

Jean-François Renard a annoncé l’ouverture d’une cellule psychologique pour accompagner les habitants. Parce qu’un drame de cette nature ne touche pas seulement une famille, il laisse une empreinte durable sur toute une communauté.

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