La France perd l’une de ses actrices. Nadia Farès est décédée ce vendredi 17 avril 2026, à l’âge de 57 ans, une semaine après un malaise brutal survenu dans une piscine parisienne. Sept jours de coma. Sept jours d’espoir. Et puis le silence.
Ce sont ses deux filles qui ont annoncé la nouvelle très tard dans la soirée. “C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c’est avant tout une mère que nous venons de perdre“, ont écrit Cylia et Shana Chasman dans un message transmis à l’AFP.
Ce qui s’est passé dans la piscine de la rue Blanche
Tout commence le vendredi 11 avril, vers midi. Nadia Farès nage dans la piscine du complexe sportif Blanche, un club huppé situé près de Montmartre, dans le 9e arrondissement de Paris. Elle fait des longueurs, palmes aux pieds, planche en main. Rien d’anormal en apparence.
Et puis elle disparaît.
Selon un témoin présent ce jour-là, l’actrice s’est soudainement séparée de ses accessoires et a plongé vers le fond. Sans cri. Sans agitation. Un changement de comportement presque imperceptible. Le nageur qui l’avait remarquée a continué sa longueur, pensant que tout allait bien. C’est en arrivant à l’autre bout du bassin qu’il a réalisé qu’elle n’était plus là.
Il a plongé la tête sous l’eau. Et l’a retrouvée inerte au fond, en position courbée. D’après les témoignages recueillis, elle serait restée environ 3 à 4 minutes sous l’eau. Le parquet de Paris a précisé de son côté qu’elle avait été “observée par plusieurs personnes en position de yoga au fond de l’eau”.
Des secours héroïques, mais trop tardifs
Le nageur n’a pas hésité une seconde. Avec l’aide d’un second homme également présent à la piscine ce jour-là, il a remonté Nadia Farès par les escaliers du bassin. Une fois à terre, l’actrice ne respirait plus.
Les deux hommes se sont relayés pour pratiquer un massage cardiaque et ont même eu recours à un défibrillateur. Les pompiers, appelés immédiatement, ont pris le relais à leur arrivée, poursuivant les manœuvres de réanimation directement sur le carrelage de la piscine. Nadia Farès a finalement pu être stabilisée et transportée à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement.
Son pronostic vital était engagé dès son admission. Elle a été placée dans un coma artificiel. Elle ne s’en est pas réveillée.
Un malaise cardiaque lié à des antécédents médicaux ?
La piste privilégiée par les enquêteurs pointe vers un malaise cardiaque. Selon Le Parisien, les premiers éléments de l’enquête suggèrent que l’accident pourrait avoir un lien avec les antécédents médicaux de l’actrice. Nadia Farès aurait subi une rupture d’anévrisme en 2017 et pas moins de trois opérations du cœur au cours de sa vie. À 57 ans, sa santé était donc fragile, même si rien, ce matin-là, ne semblait annoncer le pire.
Le parquet de Paris a ouvert une enquête en “recherche des causes des blessures“, confiée au commissariat du 9e arrondissement. Parmi les éléments examinés figurent les témoignages des présents ce jour-là, mais aussi les images des caméras de vidéosurveillance installées au niveau de la piscine. La directrice de l’établissement a confirmé que ces images pourraient aider à reconstituer précisément le déroulement des événements.
À ce stade, le parquet indique qu'”aucune infraction” n’a été relevée. Mais des questions demeurent. En particulier sur la réactivité du personnel du club de sport. Y a-t-il eu un dysfonctionnement dans la prise en charge de Nadia Farès avant l’arrivée des deux nageurs qui lui ont porté secours ? C’est l’une des pistes que l’enquête devra éclaircir.
La France perd une artiste. Ses filles perdent leur mère. Et beaucoup de questions restent, pour l’instant, sans réponse.
