Soixante-cinq ans, et toujours cette façon de regarder sa femme comme au premier jour. George Clooney a célébré son anniversaire sur la Côte d’Azur, et les images parlent d’elles-mêmes.
Une journée parfaite au Club 55 de Saint-Tropez
Le couple s’est attablé pour un déjeuner prolongé avec des amis au Club 55, l’une des adresses les plus courus de Saint-Tropez, perché entre sable blanc et mer turquoise. Mais c’est en dehors de la table que la scène a vraiment attiré l’attention.
George et Amal Clooney se comportaient comme deux adolescents amoureux, rires complices, mains qui ne se lâchent pas, regards qui s’attardent. Difficile de croire qu’ils sont mariés depuis septembre 2014. Leur promenade dans les ruelles pittoresques de la ville, le trajet en bateau depuis leur yacht jusqu’au rivage, tout s’est déroulé au même tempo : côte à côte, sans distance.
Côté tenues, le contraste était soigné. George, décontracté mais impeccable dans un polo noir, un pantalon beige, une large ceinture en cuir et des mocassins camel. Amal, elle, rayonnait dans un ensemble brodé multicolore associé à des bottes montantes noires, un mélange sophistiqué qui lui ressemble. Les deux portaient des lunettes de soleil assorties à leur personnalité respective.
Ce n’est pas la première fois qu’ils s’accordent une escapade dans le sud de la France. En décembre dernier, ils étaient déjà venus se ressourcer sur la Riviera.
« Je ne courais plus après une carrière », George Clooney se confie
Quelques semaines avant cet anniversaire, George Clooney était honoré lors du 51e Chaplin Award Gala. Page Six lui a posé la question frontale : 65 ans, est-ce que ça ressemble à un “troisième acte” ?
Sa réponse, pince-sans-rire comme à son habitude : « Espérons-le ! Ça dépend de la durée totale du spectacle. »
Plus sérieusement, l’acteur a évoqué ce glissement progressif de ses priorités. La Clooney Foundation for Justice, qu’il a cofondée avec Amal, occupe désormais une place centrale dans son quotidien : « Je consacre mon temps à travailler sur la fondation, sur les écoles, à faire des choses que je trouve plus enrichissantes, parce que je ne cours plus après une carrière, vous savez. C’est utile d’une certaine façon, parce qu’on peut passer du temps sur ce qui compte vraiment. C’est là que se situe mon attention. Mais si un bon rôle se présente, on le prend. »
Il a aussi évoqué avec une autodérision rafraîchissante ses débuts télévisés dans la sitcom des années 1980 The Facts of Life, où il jouait un bricoleur du nom de George : « Je me souviens de moi dans The Facts of Life. J’avais un beau mulet. L’idée que j’aie pu faire toutes ces choses , les émissions que j’ai faites, et avoir encore une carrière, c’est stupéfiant. »

Le secret du couple Clooney, ils n’ont jamais eu d’argument
C’est la déclaration qui agace autant qu’elle fascine. George Clooney l’a réaffirmé récemment dans une interview avec CBS Mornings : Amal et lui ne se sont jamais vraiment disputés. Jamais.
Est-ce crédible ? Apparemment oui, et l’explication qu’il donne mérite qu’on s’y arrête.
« Quand on est jeune, on veut avoir raison sur tout. “Ne peins pas ce mur de cette couleur.” Tout le monde s’énerve quand je dis ça, mais Amal et moi — nous n’avons jamais eu de dispute. Jamais eu d’argument. En partie parce que je suis arrivé à ce stade de la vie où, si elle veut peindre le mur en rouge, je m’en fous. On arrive à un point où on se dit : “Pourquoi est-ce que ça devrait être une discussion ou un argument ?” Nous avons une relation vraiment extraordinaire parce que nous nous soutenons tellement l’un l’autre que c’est comme : “Je m’en fous.” »
Il a ajouté que plus jeune, il aurait cherché des occasions de « bomber le torse », alors qu’aujourd’hui il peut se dire : « Ça n’a pas d’importance, je m’en fous. »
Moins d’ego, plus d’espace pour l’autre. Ça a l’air simple à formuler. L’appliquer, c’est une autre histoire.
Des zones de guerre aux villas provençales, comment Amal et George ont changé de cap
Avant les jumeaux Ella et Alexander qui fêteront leurs neuf ans le 6 juin, la vie du couple ressemblait à quelque chose de radicalement différent. George Clooney se rendait dans des zones de conflits, des régions à risques, par curiosité autant que par engagement. Il l’a confié au magazine People sans fard :
« Je prenais plaisir à aller dans des endroits dangereux. J’aimais me rendre dans les monts Nouba, au Darfour, à Abyei, des zones de guerre. Je trouvais ça exaltant. Et Amal était dans un bunker à Beyrouth pendant deux ans pour ses affaires judiciaires. »
Mais depuis la naissance des enfants, les règles ont changé : « Nous avons dû décider de ne plus faire ça une fois que nous avons eu des enfants. Il a fallu revoir ce que nous étions prêts à faire. »
La famille s’est posée en partie dans une villa du XVIIIe siècle aux environs de Brignoles, dans le Var. Un ancrage provençal qui dit beaucoup sur où en sont leurs priorités — loin des projecteurs hollywoodiens, à portée d’olivier et de mer Méditerranée.
