Lamine Yamal humilie son adversaire d’un petit pont et refuse de célébrer : le génie boudeur qui affole le Barça – vidéo

Yvan Pedri
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Il y a des soirées où un joueur peut être à la fois le meilleur sur le terrain et le plus frustré du vestiaire. C’est exactement ce qu’a vécu Lamine Yamal lors de la victoire du Barça face à l’Atlético Madrid (2-1). Un match qu’il a marqué de son empreinte technique, tout en refusant de célébrer le but victorieux de Robert Lewandowski. Dix-huit ans, un talent fou, et toutes les contradictions de cet âge ingrat qui ne demande qu’à exploser.

Une action de génie qui restera dans les mémoires

Tout s’est joué en une fraction de seconde, en début de match. Yamal reçoit un long ballon côté gauche, à l’intérieur de sa propre moitié de terrain. Il doit sauter pour le contrôler de la poitrine alors que Nico González fond sur lui. La situation semblait compromise. Ce qui s’est passé ensuite appartient à une autre catégorie.

D’un petit pont d’une insolence absolue, il a envoyé son adversaire dans le décor, avant d’enchaîner avec une trivela somptueuse pour servir Fermín López dans la profondeur. Débordé par deux défenseurs de l’Atlético, Fermín n’a pas pu concrétiser. Mais peu importe. Ce geste restera comme l’une des passes les plus folles vues cette saison en Liga.

Flick comprend, mais rassure

En conférence de presse d’après-match, Hansi Flick a confirmé ce que tout le monde avait remarqué dans les attitudes du joueur.

“Il était un peu en colère. Il a tout donné, il a essayé de marquer des buts et de donner la dernière passe. C’est normal. Bien sûr qu’il a des émotions. C’était ça, le match, avec des émotions, mais il est dans le vestiaire et tout va bien.”

Le coach barcelonais a précisé que la mauvaise humeur de son joueur ne venait pas de sa performance elle-même. Puis, interrogé sur l’état d’esprit de Yamal à quelques jours du quart de finale aller de Ligue des Champions contre ce même Atlético, Flick a voulu rassurer.

“Je ne sais pas exactement pourquoi il était en colère, mais il y avait beaucoup d’émotions dans le match et Lamine a tout essayé pour marquer le deuxième but. Nous avons trois jours maintenant pour préparer le prochain match… il sera de meilleure humeur qu’après le match.”

Sur la valeur des points pris ce soir-là, avec Barcelone désormais sept longueurs devant le Real Madrid à huit journées de la fin, Flick a ajouté : “Tout le monde sait que c’étaient de gros points aujourd’hui, cette journée était très importante pour nous. Mais tout le monde sait que c’est pas terminé. On est contents, mais on n’a pas célébré.”

Le génie a encore des choses à apprendre, et c’est tant mieux

Depuis son triplé contre Villarreal en février, Yamal n’a inscrit que trois buts en neuf matchs toutes compétitions confondues, dont deux sur penalty. De quoi alimenter une frustration personnelle bien compréhensible chez un joueur de son profil. Mais même dans ces moments de doute, il produit des actions que personne d’autre ne serait capable d’imaginer, encore moins d’exécuter.

C’est ça, la marque des grands. Pas toujours les résultats, mais toujours la différence. Yamal a encore du chemin à parcourir, et c’est finalement une bonne nouvelle pour le football. Parce que si à 18 ans il est déjà capable de ça, on n’ose même pas imaginer la suite.

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