L’affaire fait grand bruit outre-Manche. Ce mardi, la Metropolitan Police a confirmé la garde à vue d’un homme soupçonné d’être lié à trois incendies suspects, visant notamment des propriétés de Keir Starmer, actuel Premier ministre britannique. Une enquête d’ampleur a été ouverte par l’unité antiterroriste de la police, qui prend cette série d’attaques très au sérieux.
Le suspect a été interpellé mardi à l’aube pour suspicion d’incendie criminel avec intention de mettre la vie d’autrui en danger. Les premiers faits remontent à dimanche : deux incendies ont été déclenchés à l’entrée de résidences liées à Starmer, dans le nord de Londres. L’un d’eux a touché son ancienne demeure à Kentish Town, encore en sa possession, bien qu’il réside désormais au 10 Downing Street. L’intervention rapide des pompiers, appelés vers 1h35 lundi, a permis de contenir les flammes, évitant tout blessé mais causant des dégâts matériels.
L’enquête s’est rapidement intensifiée, les enquêteurs estimant qu’il s’agit là d’actes ciblés contre une personnalité de premier plan. L’unité antiterroriste a été saisie “par mesure de précaution”, compte tenu du profil visé. Deux autres incidents sont également dans le viseur des enquêteurs : un véhicule en feu le 8 mai et un autre incendie survenu dimanche à l’entrée d’une seconde propriété.
Les trois sinistres sont pour l’instant considérés comme d’origine criminelle et potentiellement liés. Le Premier ministre Keir Starmer, par la voix de son porte-parole, a exprimé sa gratitude aux services d’urgence pour leur réactivité.
L’ombre d’un acte politique plane sur l’affaire. Scotland Yard creuse toutes les pistes.