Une baignade dans un lac de Louisiane a viré au drame.
Lillian Smart, une fillette de 8 ans, est décédée après avoir contracté une infection extrêmement rare liée à la Naegleria fowleri, souvent surnommée « l’amibe mangeuse de cerveau ».
Une infection après une baignade dans le lac Claiborne
Le drame s’est produit en Louisiane, aux États-Unis. La petite Lillian Smart se baignait dans les eaux chaudes du lac Claiborne lorsqu’elle aurait été exposée à la Naegleria fowleri.
Cette amibe microscopique vit principalement dans les eaux douces chaudes. Dans de très rares cas, elle peut pénétrer dans le corps par le nez lors d’une baignade. Elle peut alors atteindre le cerveau et provoquer une infection appelée méningo-encéphalite amibienne primitive, ou PAM.
L’état de santé de l’enfant s’est rapidement détérioré. Elle a été hospitalisée le 15 août, alors que l’infection avait déjà commencé à provoquer de graves lésions neurologiques.
Lillian Smart meurt après une semaine à l’hôpital
Malgré les soins prodigués par les médecins, la fillette n’a pas survécu. Lillian Smart est décédée samedi 22 août, après une semaine d’hospitalisation.
Ses parents ont annoncé la terrible nouvelle sur Facebook, dans un message particulièrement bouleversant.
« Ses lésions cérébrales étaient trop graves pour que son petit corps puisse s’en remettre. » ont écrit les parents de Lillian Smart pour annoncer la disparition de leur fille.
La famille doit désormais faire face à une perte particulièrement brutale. Lillian n’avait que 8 ans.
Une maladie extrêmement rare mais très grave
La Naegleria fowleri est souvent appelée « amibe mangeuse de cerveau ». Cette appellation, très médiatisée, peut toutefois donner une image trompeuse du parasite. L’amibe ne « mange » pas littéralement le cerveau. Elle provoque une destruction importante des tissus cérébraux après avoir pénétré par les voies nasales.
Selon les autorités sanitaires américaines, la contamination ne se produit pas en buvant de l’eau contaminée. Le principal risque survient lorsque de l’eau contenant l’amibe remonte dans le nez, notamment pendant une baignade ou une activité aquatique.
Les infections restent extrêmement rares. Mais lorsqu’une PAM apparaît, son évolution est généralement très rapide et le taux de mortalité reste extrêmement élevé.
Des symptômes qui peuvent apparaître rapidement
Les premiers signes peuvent ressembler à ceux d’une méningite. Fièvre, maux de tête, nausées et vomissements peuvent notamment apparaître au début de l’infection.
Avec la progression de la maladie, d’autres symptômes peuvent survenir : raideur de la nuque, confusion, troubles de l’équilibre, hallucinations ou convulsions.
La rapidité de l’évolution rend la prise en charge particulièrement difficile. Dans le cas de Lillian Smart, son état s’est suffisamment aggravé pour nécessiter une hospitalisation quelques jours seulement après l’exposition présumée.
La tragédie rappelle surtout que, dans certaines conditions, les eaux douces chaudes peuvent présenter un risque sanitaire exceptionnel, même si la contamination par Naegleria fowleri demeure extrêmement rare.