Ce sera une triste première. Pour la première fois depuis sa création en 1964, le Salon de l’agriculture sera privé de vaches. En raison de l’épidémie de dermatose nodulaire, les éleveurs ont en effet refusé de se rendre à Paris du 21 février au 1er mars par « crainte » et par « solidarité » avec ceux touchés.
C’est « un coup dur pour le salon », qui laisse ses organisateurs « profondément attristés », a déclaré la semaine dernière son président, Jérôme Despey, ajoutant respecter le choix des éleveurs.
Elle respecte toutefois le choix des éleveurs
Invitée du Grand rendez-vous d’Europe 1/Les Echos/CNews, la ministre de l’Agriculture a estimé ce dimanche qu’il n’y aurait « pas de risque à emmener des bovins au salon. » « Aujourd’hui il n’y a pas de raison sanitaire, puisque 90 % du territoire national est désormais libre, en zone indemne ou en zone vaccinale », a déclaré Annie Genevard, respectant toutefois le choix des éleveurs qui « sont terrifiés par les risques qu’ils encourraient. »
La ministre de l’Agriculture en a profité aussi pour tailler « certaines formations syndicales et politiques » qui « ont appelé au boycott pour semer le bazar. » « Je pense que c’est contre-productif parce que le salon ce n’est pas le gouvernement, ce n’est pas l’État, ce sont les agriculteurs, c’est leur affaire », a-t-elle souligné.

