Le bungalow le plus cher du monde rasé après deux ans de bataille à Sandbanks

Écrit par
David Marius
Écrit parDavid Marius
Journaliste – Actualité People David Marius suit quotidiennement les actualités du monde du spectacle, de la musique, du cinéma et des réseaux sociaux. Son travail consiste...
6 Min Read

Quinze millions et demi d’euros pour un bungalow moisi, infesté d’humidité et bourré de défauts. Ce que Tom Glanfield avait acheté à prix d’or à Sandbanks vient enfin d’être rasé — au terme d’une bataille administrative de deux ans.

Un prix record, une propriété en piteux état

C’est en 2023 que l’entrepreneur multimillionnaire Tom Glanfield a acquis ce cottage situé sur Millionaire’s Row, dans la station balnéaire huppée de Sandbanks, dans le Dorset — souvent décrite comme la réponse britannique à Miami Beach. Le prix payé établissait un record absolu : environ 15,8 millions d’euros, soit l’équivalent d’environ 5 380 euros le mètre carré. Un tarif comparable à celui des propriétés de luxe à Monaco. La maison a rapidement été surnommée “le bungalow le plus cher du monde”.

Le hic, c’est que derrière cette étiquette prestigieuse se cachait une réalité bien moins reluisante. La propriété dépendait de quantités d’huile de chauffage jugées « obscènes », souffrait de moisissures, d’humidité persistante et d’une allée fissurée. Tom Glanfield avait donc rapidement envisagé de démolir le bâtiment pour y construire une résidence cinq chambres.

Un refus du conseil municipal, deux ans de bataille

Le projet de démolition s’est immédiatement heurté à un mur administratif. Le conseil de Bournemouth, Christchurch et Poole a refusé la demande initiale. Sandbanks fait partie des adresses les plus désirables du Royaume-Uni depuis plus de vingt ans, mais cette popularité a un prix : le quartier est classé en zone de conservation, ce qui implique des règles d’urbanisme particulièrement strictes.

Après deux longues années de négociations, Tom Glanfield a finalement obtenu le feu vert en juillet 2025. La démolition a démarré en mai 2026 et s’est étalée sur deux semaines. L’ancienne maison a été entièrement détruite, ses matériaux concassés et réutilisés pour servir de fondations à la future construction écologique.

“On a recyclé l’ancienne maison” — la réaction de Tom Glanfield

Le propriétaire n’a pas caché son soulagement une fois les travaux terminés. « C’est tellement un soulagement de l’avoir enfin démolie, et c’est vraiment cool parce qu’on a recyclé l’ancienne maison en la concassant et en la transformant en fondations de la nouvelle maison », a-t-il confié. Il a ajouté avec une pointe d’humour : « Tout le monde n’arrête pas de me demander si ma vieille maison me manque, mais en fait elle n’a jamais quitté la propriété. C’est plutôt nostalgique que l’ancienne maison serve à construire la nouvelle. »

Il a conclu sur une note enthousiaste : « Je suis vraiment impatient de démarrer le chantier et de créer quelque chose dont Poole pourra être fier. »

Lors d’une réunion publique d’urbanisme en juillet 2025, Tom Glanfield avait tenu à clarifier ses intentions face aux soupçons de spéculation immobilière : « Je ne suis pas un promoteur immobilier. » Il avait insisté sur son ancrage personnel dans le projet : « Je suis avant tout un père de famille qui essaie de construire une maison pour les siens. Je mourrai probablement dans cette maison. »

Un soutien massif des riverains, des élus divisés

La proposition a bénéficié d’un appui notable au sein de la communauté locale, avec 38 lettres de soutien envoyées au conseil municipal. Parmi elles, celle de sa voisine Ros Smart, qui a qualifié le projet de « design remarquablement innovant pour un site emblématique ». Elle a précisé : « L’apparence moderne et épurée s’accorde parfaitement avec les maisons environnantes et convient totalement à la zone de conservation. »

D’autres riverains ont partagé cette analyse, décrivant le projet comme respectueux de l’environnement local et son « apparence moderne et épurée » comme « entièrement en accord avec les maisons des alentours ».

Les urbanistes du conseil, eux, ont longtemps plaidé pour un refus au nom de la conservation du patrimoine, estimant que des alternatives « impliquant la préservation du cottage » auraient mérité d’être explorées. Mais après l’intervention de Tom Glanfield en réunion, un conseiller a pris position en sa faveur : « La maison telle qu’elle est actuellement n’a rien de particulièrement spécial, charmant ou dynamique. C’est juste une maison ordinaire. Mais ce qui est proposé, c’est une propriété spéciale, conçue de façon écologique, qui va embellir le quartier et transformer significativement l’apparence de la zone de conservation. Je ne peux pas soutenir la recommandation des services [de refuser la demande]. »

Un autre élu a ajouté : « J’ai du mal à voir en quoi il s’agit d’un patrimoine à préserver. Laissons ces gens construire la maison qu’ils souhaitent et avoir un impact positif sur le voisinage. »

Le projet est désormais mené en collaboration avec les cabinets d’architectes locaux Marlow et Arc, ainsi qu’avec le paysagiste primé Andy Sturgeon.

 

Partager cet article
Écrit parDavid Marius
Journaliste – Actualité People David Marius suit quotidiennement les actualités du monde du spectacle, de la musique, du cinéma et des réseaux sociaux. Son travail consiste à sélectionner les informations les plus pertinentes et à les restituer de manière claire, synthétique et fiable.Passionné par l'évolution des médias numériques, il veille également aux sujets qui font le buzz sur Internet afin de proposer une couverture rapide des événements marquants.Domaines d'expertise : People, musique, cinéma, tendances web, réseaux sociaux.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire