Fusillade en Turquie : six morts à Tarsus, le tireur en fuite

La Rédaction
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Un homme armé a semé la terreur lundi dans la province de Mersin, au sud de la Turquie. Six personnes ont été tuées, huit autres blessées. À l’heure où ces lignes sont écrites, le suspect court toujours.

Ce qui s’est passé à Tarsus : une série de meurtres en cascade

Le drame s’est déroulé dans le district de Tarsus, selon des informations relayées par le journal turc Hurriyet et l’agence de presse Anadolu. Les faits se sont enchaînés à une vitesse glaçante.

Le suspect aurait d’abord abattu son ex-femme. Il aurait ensuite pris sa voiture pour se rendre dans un restaurant, où il a tué le propriétaire de l’établissement ainsi qu’un employé. Trois autres personnes ont péri à proximité : un berger, un chauffeur de poids lourd et une troisième victime dont les détails n’ont pas encore été précisés.

Six morts au total. Huit blessés. Et un homme en cavale.

Une traque policière d’envergure lancée dans la nuit

Après les tirs, le suspect a pris la fuite. Les autorités turques ont immédiatement déclenché un important dispositif de recherche, avec notamment un appui héliporté. Les opérations se poursuivaient en cours de nuit.

L’identité du tireur et ses motivations n’étaient pas encore établies officiellement au moment des premières communications. Ce type de situation, où un individu enchaîne plusieurs scènes de crime avant de disparaître, mobilise généralement des effectifs considérables. La province de Mersin, en bordure de Méditerranée, est une zone relativement urbanisée, ce qui complique d’autant la traque.

Erdogan qualifie l’attaque d’« odieuse » et adresse ses condoléances

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réagi dès lundi soir. Il a qualifié l’attaque d’« odieuse » et a pris la parole pour exprimer ses condoléances. « Je prie Dieu d’accorder Sa miséricorde aux six personnes qui ont perdu la vie », a déclaré le président Erdogan. Il a également souhaité « un prompt rétablissement » aux huit personnes blessées.

La réaction présidentielle, rapide et publique, témoigne de la gravité accordée à l’incident par les autorités. En Turquie, les violences armées de ce type restent relativement rares dans les zones civiles hors contexte terroriste, ce qui explique en partie l’écho immédiat de l’affaire dans les médias nationaux et internationaux.

L’enquête devra notamment établir si le mobile initial, qui semble pointer vers un règlement de comptes familial avec l’assassinat de l’ex-femme, explique à lui seul la suite des événements ou si d’autres facteurs entrent en jeu.

 

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