Un citronnier déplacé, une femme de ménage intriguée, et un couple encore une fois dans le viseur des cambrioleurs. La journaliste Anne-Sophie Lapix et son mari Arthur Sadoun, patron de Publicis, ont vécu une nouvelle intrusion à leur domicile parisien dans la nuit de lundi à mardi.
Un détail qui ne trompe pas
À ce rythme, difficile de parler de simple malchance. Le couple, installé dans un hôtel particulier du XVIe arrondissement de Paris, en est désormais à sa cinquième mésaventure du genre depuis 2023. Cette fois encore, c’est un détail presque anodin qui a mis la puce à l’oreille : le citronnier de la cour, habituellement bien à sa place, s’est retrouvé déplacé.
C’est la femme de ménage du couple qui a repéré l’anomalie, ce mardi. Plutôt que de l’ignorer, elle a préféré appeler la journaliste pour lui en parler. Un bon réflexe, comme la suite l’a montré.
Des vacances loin de Paris, mais un œil sur les caméras
Au moment des faits, Anne-Sophie Lapix n’était pas chez elle. Native de Saint-Jean-de-Luz, dans le Pays basque, elle profite actuellement de vacances loin de la capitale — elle l’avait d’ailleurs annoncé sur Instagram le 5 juillet, en légendant une photo de plage d’un simple « Vamos à la playa ».
Depuis là où elle se trouve, la journaliste a pu consulter à distance les images de vidéosurveillance de son domicile. Le couple, échaudé par ses précédentes mésaventures, s’est en effet équipé d’un système de sécurité capable de prévenir toute intrusion. Les images sont sans équivoque : un homme a escaladé la grille dans la nuit de lundi à mardi, avant de se retrouver dans la cour en déplaçant, justement, ce fameux citronnier. Selon les premiers éléments, il aurait été muni d’une arme à feu — impossible pour l’instant de savoir s’il s’agissait d’une arme réelle ou factice.
Cambriolage classique ou nouvelle tentative de home-jacking ?
L’intrus n’a pas eu le temps d’aller plus loin. L’éclairage automatique de la propriété s’est déclenché, provoquant sa fuite immédiate. Reste une question qui divise : simple cambrioleur, ou nouvelle tentative de home-jacking ? La présence d’une arme, si elle se confirme, pencherait plutôt vers la seconde hypothèse. Et ce ne serait pas une première pour cette famille.
En janvier 2024 déjà, plusieurs hommes avaient tenté de pénétrer dans l’hôtel particulier. Leur plan avait capoté grâce à l’arrivée inattendue du fils d’Anne-Sophie Lapix, rentré d’une soirée avec son amie au pire moment pour les intrus. Cinq hommes, âgés de 17 à 25 ans, avaient été mis en examen pour tentative de vol en bande organisée, et les trois majeurs du groupe avaient été écroués.
Un groupe Signal, un chef surnommé « Ben Laden »
L’enquête de janvier 2024, confiée à la brigade de répression du banditisme, avait permis de reconstituer l’organisation du groupe. Tous les suspects communiquaient via un groupe Signal, où le meneur, surnommé « Ben Laden », recrutait sa main-d’œuvre et donnait ses instructions en temps réel, à l’abri d’un canal crypté.
Le matériel saisi par les policiers ne laissait guère de doute sur leurs intentions : une arme à feu, deux paires de gants en latex, une autre paire noire, une cagoule commando, deux tournevis, et surtout du ruban adhésif — de quoi redouter un scénario de saucissonnage, cette technique qui consiste à ligoter les victimes pour les forcer à livrer codes et objets de valeur.
Une adresse qui circulerait sur les réseaux sociaux
Cette tentative de janvier 2024 reste, à ce jour, la plus inquiétante vécue par la famille. Mais elle est loin d’être isolée : à quatre reprises au total, des cambrioleurs ont tenté de s’introduire dans la propriété. Une question revient inévitablement sur la table : l’adresse du couple circulerait-elle sur les réseaux sociaux ? C’est en tout cas l’hypothèse la plus probable évoquée autour de cette affaire.
Concernant cette nouvelle intrusion survenue dans la nuit de lundi à mardi, le parquet de Paris, injoignable ce jeudi matin, a saisi les enquêteurs du premier district de police judiciaire pour mener les investigations.