À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, Aïssatou Bouba Dalil, figure politique proche de Maurice Kamto, a pris position contre toute alliance de ce dernier avec Bello Bouba Maïgari ou Issa Tchiroma Bakary. Dans une déclaration publique, l’opposante a exprimé de sérieux doutes quant à la volonté et à la capacité de Bello Bouba à défendre une éventuelle victoire face au Conseil constitutionnel, qu’elle estime « partial » et « soumis » au pouvoir en place.
Elle a d’abord tenu à préciser son respect pour les « aînés et patriarches » de la scène politique, tout en rejetant les accusations selon lesquelles elle serait liée au RDPC du fait d’un prétendu lien familial avec Bello Bouba Maïgari. « Certains ont vainement tenté de m’inventer une étrange filiation avec M. Bello Bouba simplement parce que nous partageons le même patronyme », a-t-elle précisé.
Originaire du Septentrion par son père, Aïssatou Bouba Dalil insiste sur le fait que cela ne signifie pas un soutien automatique à un candidat de cette région. Sa principale interrogation porte sur les intentions réelles de Bello Bouba : « Souhaite-t-il véritablement devenir Président de la République du Cameroun ? Est-il prêt à se battre pour défendre une éventuelle victoire face à un Conseil constitutionnel dont on connaît déjà la partialité et la soumission au pouvoir en place ? »
Elle questionne également l’énergie et la détermination de l’ancien Premier ministre à mener un combat politique difficile, alors que, selon elle, « le résultat est connu d’avance ».
Pour Aïssatou Bouba Dalil, demander à Maurice Kamto, qu’elle qualifie de « mon leader », de s’aligner derrière un candidat du Septentrion, sans preuve de sa capacité à mener la bataille contre un « nième hold-up électoral » annoncé, serait une erreur stratégique.
Elle conclut fermement : « Je ne pense pas que M. Bello Bouba Maïgari en soit capable. Je le maintiens : Maurice Kamto doit s’éloigner de cette comédie électorale. »
Un message qui réaffirme sa ligne politique : privilégier la cohérence et la fermeté dans la lutte pour des élections transparentes, plutôt que des alliances jugées fragiles ou inefficaces.

