Un homme de 32 ans comparaît pour triple meurtre après une attaque d’une violence extrême contre sa propre famille à Sydney. Une affaire qui glace le sang.
La nuit du dimanche 3 mai restera gravée dans les mémoires des habitants de Rosemeadow, en banlieue de Sydney. Vers 1h30 du matin, les secours reçoivent un appel d’urgence. Ce qu’ils découvrent en arrivant sur place dépasse l’entendement.
Une scène de crime “horrifiante”
Les policiers tombent d’abord sur le corps d’une femme de 65 ans, allongée devant la maison familiale. À l’intérieur, un homme de 64 ans gît au sol, encore en vie, avec de graves traumatismes crâniens. Dans un logement annexe situé à l’arrière de la propriété, un troisième corps est découvert, celui d’un jeune homme de 25 ans.
Le surintendant Grant Healey, de la police de Campbelltown, n’a pas mâché ses mots lors d’une conférence de presse. “Les officiers ont été confrontés à une scène de crime très sinistre”, a-t-il déclaré. “Une femme de 65 ans a été la première rencontrée par les policiers, qui ont immédiatement tenté de lui prodiguer les premiers secours.”
L’homme de 64 ans, transporté en urgence à l’hôpital, n’a pas survécu à ses blessures.
Un frère accusé du pire
Les victimes ont été identifiées comme étant Zhou Chao Feng, 64 ans, son épouse Ruvena Lam, 65 ans, et leur fils Justin Feng, 25 ans. Un autre fils, âgé de 30 ans, a lui survécu à l’attaque. C’est lui qui a passé l’appel au secours en plein chaos.
Vers 2h30 du matin, une berline argentée arrive sur les lieux. Le conducteur, un homme de 32 ans, est immédiatement interpellé par les forces de l’ordre. Il s’agit de Jacky Feng, fils aîné du couple et frère des autres victimes.
Il fait aujourd’hui face à trois chefs d’accusation de meurtre et un chef de tentative de meurtre.
Plusieurs armes utilisées
L’enquête, menée conjointement par la police locale et la brigade criminelle de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, révèle des éléments troublants. Les enquêteurs estiment que le suspect aurait utilisé “plus d’un type d’arme” lors de l’attaque, dont une arme blanche.
Ce qui rend cette affaire encore plus bouleversante, c’est que cette famille n’avait aucun antécédent de violence domestique. “Cette famille n’était pas du tout connue de nos services, et jamais pour un incident lié aux violences conjugales”, a précisé le surintendant Healey. “C’était un incident très tragique, mais il n’y avait aucun moyen pour nous de prédire cela.”
Jacky Feng s’est vu refuser la liberté sous caution. Il devait comparaître devant le tribunal dès le lundi 4 mai. L’affaire continue d’être instruite par la brigade des homicides de la State Crime Command.
Le seul frère survivant, dont l’état de santé n’a pas été précisé, reste l’unique témoin direct de cette nuit cauchemardesque.