Cette fois, c’est un unique lot de la marque Guigoz qui est concerné, celui de la référence « Opti Pro relais 1 ». Nestlé France a annoncé mardi le rappel supplémentaire de ce lot après une « évolution des méthodologies d’analyse » de la toxine céréulide. A l’heure où nous publions ces lignes, le numéro de lot exact n’était pas encore mis en ligne sur le site rappel conso.
« Les autorités européennes et françaises ont récemment annoncé une évolution des méthodologies d’analyse de la céréulide, fondée sur de nouvelles connaissances scientifiques. Ces évolutions permettent désormais une détection plus fine sur les laits infantiles une fois réhydratés », a expliqué une porte-parole de Nestlé France.
Seuil plus strict
« Notre standard de qualité repose sur le seuil de détection de la céréulide le plus strict du secteur : nous visons l’absence totale de céréulide détectable dans nos laits infantiles », a ajouté Nestlé France.
Des nouveaux rappels de lait infantile avaient déjà été annoncés lundi en France, où le seuil limite toléré est désormais plus strict pour la céréulide à l’origine de précédents rappels, tandis que l’agence sanitaire européenne vient également de durcir ses recommandations.
Des rappels depuis mi-décembre
Ces rappels ont débuté mi-décembre, chez Nestlé, déclenchant une cascade de décisions similaires dans le monde, de la part des géants comme Danone ou Lactalis, mais aussi de plus petits acteurs du marché.
A ce stade, des enquêtes pénales ouvertes à Bordeaux et Angers après la mort de deux nourrissons ayant consommé des laits Nestlé rappelés n’ont pas établi de lien direct.
Cinq autres nourrissons ont pour l’heure été hospitalisés en France après avoir consommé des laits infantiles concernés par les rappels, ont rapporté les autorités sanitaires lundi, rappelant qu’aucun lien direct n’était établi à ce stade et que les bébés étaient « tous ressortis aujourd’hui ».