Claire Tardy n’a plus donné signe de vie depuis mardi 25 août. Partie seule dans le massif des Écrins, en Isère, elle devait rejoindre un refuge. Les recherches ont commencé et un appel à témoins a été lancé.
Une randonneuse portée disparue depuis mardi
L’inquiétude monte en Isère. Claire Tardy, 45 ans, reste introuvable depuis le 25 août, après être partie seule dans le secteur de La Bérarde, en Oisans. La CRS Alpes a diffusé un appel à témoins pour tenter de retrouver sa trace.
La quadragénaire avait prévu de rejoindre le refuge du Promontoire, dans le massif des Écrins. Elle avait même réservé une nuit sur place. Pourtant, elle n’est jamais arrivée au refuge.
Un détail a rapidement attiré l’attention des proches et des secours : Claire Tardy avait réservé une place dans une navette devant la conduire vers La Bérarde, mais elle ne l’a finalement pas empruntée. Son véhicule a depuis été retrouvé sur le parking situé devant la télécabine de Vénosc.
À partir de là, les recherches se sont concentrées sur un vaste secteur de montagne. Pas simple pour les secouristes, compte tenu du relief et de l’étendue de la zone.
Disparition dans les Écrins : la description de Claire Tardy
Les CRS Alpes ont donné plusieurs éléments permettant de reconnaître la randonneuse. Claire Tardy mesure 1,65 mètre et pèse environ 60 kilos. Elle est décrite comme ayant une corpulence sportive.
Elle possède également deux cicatrices aux genoux et les oreilles percées. Les informations diffusées récemment mentionnent aussi ses cheveux châtains.
Les secours ont commencé leurs recherches vendredi 28 août, notamment avec une équipe cynophile. Le secteur reste toutefois particulièrement vaste entre Vénosc, La Bérarde, le refuge du Promontoire et le refuge de Temple-Écrins.
La police appelle donc les personnes qui auraient pu croiser la randonneuse à se manifester. « Toute personne ayant croisé sa route ou susceptible d’apporter des éléments d’information » est invitée à contacter la CRS Alpes ou le 17, indique l’appel à témoins diffusé par les secours.
Les recherches se poursuivent dans une zone difficile
Le massif des Écrins présente un relief montagneux qui complique forcément les opérations. Dans ce type de disparition, chaque détail peut compter : une personne aperçue sur un sentier, un témoignage, une photographie ou même une indication sur l’itinéraire réellement emprunté.
Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre le parcours de Claire Tardy depuis son dernier contact avec ses proches. La randonneuse avait téléphoné à sa famille mardi, avant de ne plus donner de nouvelles.
Un autre accident mortel en Isère cette semaine
La disparition de Claire Tardy intervient alors qu’un autre drame s’est produit dans les montagnes de l’Isère. Lundi 24 août, un homme de 34 ans est mort après une chute d’environ 400 mètres à Tréminis, dans le massif du Dévoluy.
La victime progressait avec un autre homme sur un itinéraire technique, dans le secteur du Nid, à près de 2 500 mètres d’altitude. Son compagnon a donné l’alerte vers 10h30.
Lorsque les secours sont arrivés, le trentenaire se trouvait en arrêt cardiorespiratoire. Malgré leur intervention, ils n’ont pas réussi à le réanimer.
Les deux hommes portaient un casque, mais ils n’étaient pas encordés au moment de la chute. L’itinéraire prévu comportait plusieurs passages sur des crêtes et des portions pouvant s’apparenter à de l’alpinisme.
Pour la disparition de Claire Tardy, les recherches restent concentrées sur le secteur de Vénosc et de La Bérarde, ainsi que sur les itinéraires menant aux refuges du Promontoire et de Temple-Écrins.