Le football est censé rassembler. Pourtant, à des centaines de kilomètres du stade, des supporters argentins et algériens en sont venus aux poings en plein cœur de New York, juste avant le coup d’envoi du match.
Le football, on le répète souvent, a ce pouvoir rare de réunir des cultures, des langues, des continents entiers autour d’un même ballon. La Coupe du Monde, en particulier, amplifie ce sentiment d’unité. Mais à Times Square, mardi soir, c’est tout l’inverse qui s’est produit.
Alors que les champions du monde argentins affrontaient l’Algérie à Kansas City — un match programmé en soirée locale, soit dans la nuit de mardi à mercredi en France — une scène d’un tout autre genre se jouait à plus de 1 900 kilomètres de là. Des supporters vêtus du bleu et blanc argentin se sont retrouvés face à des fans en blanc et vert algérien. Et la rencontre, disons-le, n’a rien eu d’amical.
Des images de chaos en plein Times Square
Les vidéos tournées sur place montrent des individus échangeant des coups de poing et des coups de pied dans une mêlée confuse, presque chaotique. Difficile de distinguer qui a commencé quoi — ce qui est certain, c’est que la situation a vite échappé à tout contrôle.
Selon les informations du site américain TMZ, les chants et les acclamations de supporters se sont d’abord transformés en provocations verbales, avant de basculer en affrontement physique. C’est souvent comme ça que ça commence, d’ailleurs : une moquerie de trop, un regard mal interprété, et tout dégénère.
Le pire dans cette histoire ? Des enfants et des passants totalement étrangers à la rivalité se sont retrouvés pris au piège dans la cohue. Un mélange de comportements quasiment digne d’un autre sport, qui a clairement terni l’ambiance festive censée régner autour du tournoi.
L’intervention de la police et la colère des internautes
Face à l’ampleur de la bagarre, les forces de l’ordre ont dû intervenir pour ramener un semblant de calme. Sur les réseaux sociaux, la réaction a été à la fois rapide et unanime : personne n’a vraiment cherché à excuser la scène.
« Not looking good » (« Ça ne donne pas une bonne image »), a écrit un internaute. Un autre a renchéri : « What a mess » (« Quel bazar »). Un troisième a conclu, plus lapidaire encore : « What a shame » (« Quelle honte »).
Ce n’est pas un détail anodin. Il s’agit en réalité d’un des premiers cas largement relayés de violence et de comportement antisocial entre supporters depuis le début du tournoi — un signal qui, à n’en pas douter, va alimenter le débat sur la sécurité autour des prochaines rencontres.
