Un drame d’une rare violence a secoué la région de Valence, en Espagne. Un homme de 24 ans s’est présenté aux autorités les mains couvertes de sang, affirmant avoir tué l’orthophoniste de son fils, âgé de 2 ans, après avoir retrouvé l’enfant dans son bureau dans une situation qui l’a alarmé.
Les faits : une dispute, une menace, et un meurtre
Le scénario reconstitué par les enquêteurs est le suivant. Le père, identifié localement sous le nom de David G.S., avait brièvement quitté la clinique pour fumer une cigarette, laissant son enfant seul avec le thérapeute. À son retour, il a trouvé le garçon de 2 ans le pantalon baissé et sans couche dans le bureau. Il a alors exigé de voir les images des caméras de surveillance de la clinique.
Des témoins présents lors de l’altercation ont rapporté aux enquêteurs que le père avait lancé au thérapeute : « Soit vous me montrez les caméras, soit je vous tue. » Face au refus du professionnel de santé de lui montrer les enregistrements, l’homme aurait sorti un couteau et lui a tranché la gorge.
Après les faits, le suspect est rentré au domicile familial, situé en périphérie de Valence, pour y déposer son fils. Il s’est ensuite rendu de lui-même au commissariat de Burjassot, les mains ensanglantées, en affirmant avoir tué l’agresseur de son fils. Les agents se sont précipités à la clinique et ont découvert la victime, un homme de 32 ans, gisant dans une mare de sang.
L’orthophoniste est mort d’un choc hypovolémique
L’autopsie est attendue dans les prochaines heures. D’après les premiers éléments médicaux, la cause du décès serait une blessure par coupure au cou ayant provoqué un choc hypovolémique, soit une perte sanguine dépassant 20 % du volume total du corps. Le périmètre de la clinique a été bouclé et des experts légistes ont procédé à un examen minutieux des lieux.
La suite de la procédure judiciaire doit encore être précisée. Le suspect devrait comparaître devant un juge d’instruction dans les prochains jours, à huis clos comme le veut la procédure espagnole, avant très vraisemblablement d’être placé en détention provisoire dans un établissement local.
Une vague de violences mortelles frappe l’Espagne
Ce meurtre intervient dans un contexte de violence particulièrement marqué en Espagne ces dernières semaines.
Une semaine avant ce drame, un ressortissant britannique a été poignardé à mort à son domicile de La Alcaidesa, petite ville proche de Gibraltar. Le crime a suivi une rixe décrite comme « extrêmement violente », impliquant une machette et un marteau. La victime, un homme d’une soixantaine d’années, a été retrouvée dans son sang vers 16h30 le 6 juin. Un Algérien d’une vingtaine d’années, hospitalisé sous surveillance policière, est soupçonné d’avoir tué sa compagne avant de sauter d’une fenêtre dans une tentative présumée de suicide.
Un mois plus tôt, à Barcelone, un homme avait tranché la gorge d’une femme en plein jour dans les rues de la ville. Une image glaçante le montrant tenant un couteau avait circulé rapidement sur les réseaux. Le suspect avait été arrêté dans le quartier des Corts, à proximité du stade du Camp Nou.
