Patrick Bruel et Aya Nakamura : « Je serai ravi de l’entendre chanter Édith Piaf »

Yvan Pedri
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(FILES) French singer and actor Patrick Bruel looks on after speaking during a rally organised by the CRIF in support of Israeli hostages and in the memory of the victims of the October 7, 2023, in front of the Trocadero in Paris, on October 17, 2025. All complaints of sexual assault against Patrick Bruel ‘will be consolidated at the Nanterre public prosecutor’s office, which has jurisdiction due to the actor and singer’s place of residence’, said Paris public prosecutor Laure Beccuau on RTL on May 17, 2026. (Photo by Alain JOCARD / AFP)

En mars 2024, la seule rumeur d’une participation d’Aya Nakamura à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris avait mis le feu aux poudres. Dans le vacarme des polémiques, Patrick Bruel avait pris la parole sur BFMTV pour défendre l’artiste, et sa déclaration sur Édith Piaf avait elle-même fait le tour des réseaux.

Une polémique qui avait embrasé le débat public

Au printemps 2024, tout commence par une rumeur : Aya Nakamura pourrait se produire lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. La réaction est immédiate, violente, et pour beaucoup, révélatrice d’autre chose que d’un simple désaccord artistique.

L’interprète de Djadja se retrouve au cœur d’une controverse que peu d’artistes français auraient supportée. Des critiques sur sa légitimité, sur sa langue, sur son registre musical. Patrick Bruel, lui, choisit de répondre publiquement, sur le plateau de BFMTV.

Bruel dénonce les attaques sans détour

L’interprète de Place des grands hommes ne mâche pas ses mots. Sans citer directement les auteurs des attaques, il exprime ce que beaucoup pensent sans l’énoncer clairement. Il rappelle notamment le précédent Jessye Norman : « En quoi par exemple Jessye Norman, elle ne représentait pas la France quand elle a chanté la Marseillaise une année pour ouvrir une compétition. Mais enfin de quoi on parle ? Le problème de ce genre de débat, c’est que ça emmène le débat sur un très mauvais terrain qu’on n’aimerait pas entendre. J’aimerais pas imaginer les raisons pour lesquelles il y a cette polémique. »

Une référence bien choisie : Jessye Norman avait interprété La Marseillaise place de la Concorde en 1989, lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution française. Personne n’avait alors remis en cause sa capacité à représenter la France.

La phrase qui a marqué : Aya Nakamura chantant Piaf

C’est pourtant une autre séquence de son intervention qui a retenu davantage l’attention. Au cours de l’entretien, Bruel exprime son enthousiasme à l’idée de voir Aya Nakamura interpréter un titre d’Édith Piaf lors de la cérémonie. Sa formule est directe : « Moi, je serai ravi de l’entendre chanter Édith Piaf. »

Il va plus loin. Le chanteur de 67 ans aborde également ce que cette expérience pourrait représenter pour l’artiste : « En plus, voilà, elle sortira de sa zone de confort. Ce sera un peu différent de ce qu’elle fait et je suis sûr qu’elle y prendra beaucoup de plaisir et nous aussi. »

Ce qui frappe dans cette prise de position, c’est qu’elle ne se contente pas de défendre Aya Nakamura contre ses détracteurs. Elle va plus loin : elle la projette dans un registre différent, lui attribue une capacité de dépassement, et y voit une source de plaisir partagé. C’est davantage du respect que de la simple solidarité de circonstance.

Aya Nakamura a finalement participé à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, le 26 juillet 2024, interprétant deux titres de Charles Aznavour arrangés avec la Garde républicaine. La prestation avait été très largement saluée, y compris par des personnalités qui s’étaient montrées réservées avant l’événement. Patrick Bruel, lui, n’avait pas attendu ce consensus pour prendre parti.

 

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