Un coureur de 53 ans décède lors de La Pyrénéenne dans le 20e arrondissement de Paris

Yvan Pedri
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Ce dimanche matin, un homme de 53 ans a perdu la vie en pleine course à pied au cœur de Paris. Il participait à La Pyrénéenne, une épreuve annuelle du 20e arrondissement, quand il a été victime d’un malaise cardiaque.

Un malaise fatal malgré l’intervention des secours

La scène s’est déroulée ce dimanche 24 mai, lors de la 11e édition de La Pyrénéenne, une course qui trace une boucle autour de la mairie du XXe arrondissement. L’épreuve adulte propose un 10 kilomètres avec plus de 118 mètres de dénivelé positif.

Un coureur de 53 ans a été pris en charge par les secours sur le parcours, mais les pompiers n’ont pas réussi à le réanimer. La Ville de Paris a confirmé qu’il s’agissait d’un malaise cardiaque.

L’échange capturé près du barnum blanc de la protection civile dit beaucoup de la tension de ce moment. Une retraitée s’approche de la barrière de sécurité et interpelle les secouristes : « Monsieur les pompiers, rassurez-moi, vous l’avez sauvé. » Un sapeur-pompier de la Ville de Paris lui répond : « Malheureusement non, on n’a pas réussi à le réanimer. »

Un sportif régulier, une cause encore incertaine

La question qui se pose immédiatement : la chaleur était-elle en cause ? Ce dimanche matin, au départ de la course à 9h15, le thermomètre affichait environ 25 degrés Celsius.

La mairie du XXe reste prudente sur les conclusions. « Malheureusement, sans connaître les circonstances, c’est très dur de comprendre la raison du décès », indique l’Hôtel de Ville. Avant d’ajouter : « D’après ses proches, c’était quelqu’un de très entraîné, qui courait régulièrement. »

Ce détail est important. On imagine spontanément qu’un malaise lors d’une course touche des profils peu préparés. En réalité, les arrêts cardiaques surviennent aussi chez des sportifs aguerris, sans signe avant-coureur, et dans des conditions climatiques qui ne semblent pas extrêmes.

Le maire du XXe arrondissement, Éric Pliez, présent sur les lieux, a tenu à préciser que « toute une partie du parcours ombragé » et que « il fait chaud, mais nous ne sommes pas en période de canicule ». Une façon de couper court à toute spéculation sur un éventuel incident lié à la chaleur, tout en reconnaissant implicitement que la question se posait.

Une cellule psychologique mise en place pour les proches

La mairie du XXe a accueilli l’entourage de la victime en son sein et activé une cellule de soutien psychologique, « comme à chaque fois quand il y a un accident grave », précise-t-on du côté de l’Hôtel de Ville.

La Pyrénéenne accueille chaque année plusieurs formats : quatre courses dédiées aux enfants et l’épreuve adulte de 10 kilomètres. C’est une course de quartier, populaire, familiale. Ce type d’événement n’est pas réputé pour ses prises de risques excessives. Ce qui rend ce décès d’autant plus difficile à absorber pour les organisateurs et les participants présents ce matin.

L’enquête sur les circonstances exactes du malaise est en cours.

 

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