Meurtre de Tupac : des fichiers clés perdus menacent le procès de Keefe D.

Écrit par
Emilie Delacrouz
Journaliste – Actualité People Emilie Delacrouz est journaliste spécialisée dans l'actualité people et le divertissement. Diplomée de l'Université de Rouen, Faculté des Sciences et Techniques, elle...
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Cinq semaines seulement avant le début du procès, une révélation fait l’effet d’une bombe dans l’affaire Tupac Shakur. La police de Las Vegas aurait perdu ou égaré des fichiers potentiellement déterminants pour la poursuite de Duane « Keefe D. » Davis, l’homme accusé d’avoir orchestré l’assassinat du rappeur en 1996.

Des preuves disparues, des disquettes inutilisables

Les faits sont rendus publics par le procureur en chef adjoint du comté de Clark, Marc DiGiacomo, lors d’une audience judiciaire. Il a reconnu ne pas être en mesure de localiser plusieurs rapports d’enquête pourtant fondamentaux : des notes de la police de Los Angeles sur l’assassinat de Tupac, deux disquettes informatiques et une micro-cassette contenant des années de travail de détectives homicides de Las Vegas. Ces supports ont été jugés inutilisables.

DiGiacomo a décrit la situation avec une précision désarmante devant le tribunal : « Ils ont commencé à sauvegarder leurs rapports sur deux disquettes de 3,5 pouces. Nous avons cherché à la Metro et déterminé qu’en 2018, le détective Mogg avait envoyé deux disquettes de 3,5 pouces, et des DVD semblant être des images de surveillance qu’ils avaient, il y a des années et des années, de M. Davis en Californie, deux petites cassettes, et puis il y avait une micro-cassette qui avait été envoyée. Un disque ne contenait aucune information. L’autre était corrompu. Donc nous n’avons pas de rapport supplémentaire du détective Becker. Les deux vidéos, ainsi que deux audios ont pu être téléchargés, la micro-cassette n’a pas pu l’être. »

L’enquêteur historique du dossier, le détective Brent Becker, a lui-même confirmé qu’il existait bien davantage de rapports que ce dont dispose actuellement le parquet. DiGiacomo a expliqué : « Quand j’ai parlé à Becker, je lui ai envoyé le nombre de rapports que nous avons de lui. Et il a indiqué qu’il y avait substantiellement plus de rapports que ça. »

Le dossier DEA : un angle mort majeur dans l’enquête

Ce n’est pas tout. Une vaste enquête de la DEA sur les activités criminelles présumées de Davis, qui aurait duré au moins une décennie, n’a pas été mise à disposition du bureau du procureur. Ce projet incluait des surveillances, des rencontres avec des informateurs et des informations sur l’ensemble des entreprises criminelles présumées de Davis, qui se vantait dans ses mémoires d’un empire de trafic de drogue valant plusieurs milliards de dollars.

DiGiacomo a reconnu les limites de ses moyens d’action : « Les seules personnes susceptibles d’avoir des informations supplémentaires sont la DEA. Et nous n’avons pas la possibilité d’assigner la DEA à comparaître pour obtenir ces dossiers. »

La défense pavoise, le procès s’annonce incertain

L’avocat de Davis, Mike Sanft, n’a pas tardé à réagir à l’audience. Il a déclaré au Sun : « Le procureur du comté de Clark a eu 30 ans pour constituer son dossier. Ils ont soumis à nouveau des “preuves” à un grand jury en 2023, ce qui a conduit à l’arrestation de M. Davis à son domicile. L’État devrait éviter cet embarrassant dossier et le rejeter avant que nous ayons à mener un procès. »

Un ami proche de Keefe D. a confirmé l’état d’esprit du détenu : « Keefe prend tout comme une victoire en ce moment. Il est dans un état d’esprit positif concernant le procès et croit que l’État ne peut pas gagner. Certains documents manquants ne lui ont pas facilité les choses. Mais la confirmation du procureur que tant de rapports des forces de l’ordre sur ses liens avec Tupac ne seront pas des preuves le rend immensément heureux. »

Davis fait face à la prison à vie s’il est reconnu coupable. Mais depuis son arrestation en septembre 2023, l’homme qui se vantait publiquement depuis des années d’avoir organisé le meurtre de Tupac a radicalement changé de posture. Sa défense repose désormais sur l’affirmation qu’il aurait tout inventé pour la célébrité. Et une autre figure pourrait bousculer l’ensemble du dossier : Suge Knight, l’ancien patron de Death Row Records, actuellement incarcéré pour homicide involontaire, est le seul survivant des deux véhicules présents cette nuit-là. Il a affirmé dans une interview à TMZ depuis sa prison qu’Orlando Anderson n’était pas le tireur, ce qui jette une nouvelle fois le doute sur la version officielle des faits.

 

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Journaliste – Actualité People Emilie Delacrouz est journaliste spécialisée dans l'actualité people et le divertissement. Diplomée de l'Université de Rouen, Faculté des Sciences et Techniques, elle suit les événements culturels, les émissions de télévision, les célébrités et les nouvelles tendances qui animent les médias.Grâce à une veille permanente, elle propose des contenus accessibles, documentés et actualisés, permettant aux lecteurs de rester informés des sujets qui font parler.Domaines d'expertise : Actualité people, télévision, culture, influenceurs, lifestyle.
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