Dîner des correspondants de la Maison-Blanche: Le tireur identifié est un enseignant californien

La Rédaction
4 Min Read

Un professeur. Un fusil à pompe. Et une soirée qui a failli tourner au massacre.

L’homme qui a semé la terreur samedi soir au Washington Hilton lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche a été formellement identifié. Il s’appelle Cole Tomas Allen, 31 ans, originaire de Torrance, en Californie, dans la banlieue de Los Angeles. Enseignant de son état, il est désormais au cœur d’une affaire qui secoue les États-Unis.

Selon les autorités, Allen aurait forcé un checkpoint de sécurité avant d’échanger des coups de feu avec les forces de l’ordre. Sur lui, les policiers ont retrouvé un arsenal impressionnant, un fusil à pompe, un pistolet et plusieurs couteaux. Il aurait tiré environ six coups de feu, d’après le journaliste Wolf Blitzer, présent dans la salle et à quelques mètres seulement du tireur au moment des faits.

Trump, évacué en urgence alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole, a trébuché brièvement sur scène avant d’être aidé et escorté hors de la salle. Une image qui a immédiatement circulé partout.

Un homme “déterminé à faire le maximum de dégâts”

Jeanine Pirro, procureure fédérale pour le district de Columbia, a été sans ambiguïté lors de sa conférence de presse. “Il est clair, d’après ce que nous savons jusqu’à présent, que cet individu avait l’intention de causer le plus de tort et le plus de dégâts possible”, a-t-elle déclaré. Elle a précisé qu’Allen sera présenté devant un tribunal fédéral lundi, et que les charges pourraient encore s’alourdir. “Il y aura beaucoup d’autres charges en fonction des informations que nous apprenons dans cette situation très évolutive”, a-t-elle ajouté.

Pour l’heure, il est poursuivi pour deux chefs d’accusation liés à l’utilisation d’une arme à feu lors d’un crime violent, ainsi que pour agression sur un agent fédéral avec une arme dangereuse. Le chef de la police métropolitaine par intérim, Jeffrey Carroll, a confirmé qu’Allen avait été “plaqué au sol” et menotté par les forces de l’ordre. Il n’a pas été touché par balle, mais un agent des services secrets a quant à lui reçu une balle, heureusement partiellement arrêtée par son gilet pare-balles.

Les images de surveillance montrent Allen courant à toute vitesse après avoir franchi un point de contrôle, en direction des portes de la salle de bal où se trouvaient le président, ses ministres et des milliers de journalistes. Selon certaines sources, il aurait pu être lui-même client de l’hôtel ce soir-là.

Trump sans filtre face à la presse

De retour à la Maison-Blanche, Trump n’a pas mâché ses mots pour décrire le suspect. “C’est une personne malade, une personne très malade”, a-t-il lâché. “C’est un loup solitaire, un cinglé. Ce sont des gens fous. Des gens malades, très malades.”

Sur Truth Social, il a salué le travail des forces de l’ordre en termes plus mesurés. “Toute une soirée à Washington. Les services secrets et les forces de l’ordre ont fait un travail fantastique. Ils ont agi rapidement et courageusement. Le tireur a été appréhendé.”

La soirée, initialement envisagée de reprendre, a finalement été annulée. Les gardes nationaux avaient pris position à l’intérieur du bâtiment, les invités pouvaient partir mais plus entrer. Le pupitre présidentiel a été rangé. Les tables, débarrassées.

Il ne reste plus qu’un dîner qui restera dans les mémoires pour les pires raisons.

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire