Un coup de feu. Puis le chaos.
Samedi soir, le dîner des correspondants de la Maison-Blanche, l’événement mondain le plus couru de Washington, a basculé en quelques secondes dans l’horreur. Un homme armé a ouvert le feu dans le hall du Washington Hilton, en plein cœur de la soirée, forçant l’évacuation immédiate du président Donald Trump et de la Première Dame Melania.
Il était environ 20h15 quand les coups de feu ont retenti. Les agents des services secrets ont immédiatement envahi la salle de bal, ordonnant à tous les invités de se mettre à couvert. Des centaines de journalistes, célébrités et responsables politiques se sont retrouvés à plat ventre sous les tables, pendant que Trump était extrait de la pièce en urgence.
Le suspect identifié par le Daily Mail est Cole Tomas Allen, 31 ans. Il aurait pénétré dans le lobby de l’hôtel armé de pistolets et de couteaux. Il a depuis été appréhendé.
Un agent touché, Trump veut rester
Un agent des services secrets portant un gilet pare-balles a été atteint par une balle. Trump lui-même a confirmé l’information, précisant que l’agent se trouvait en “grande forme”. Mais ce qui a frappé les esprits, c’est ce que le président a déclaré lors de la conférence de presse qui a suivi, de retour à la Maison-Blanche.
“J’ai lutté comme un diable pour rester”, a-t-il dit. “Mais c’était le protocole. Ils m’ont dit ‘S’il vous plaît, Monsieur’, parce qu’ils ne savaient pas. Il se passait beaucoup de choses et ils ne savaient pas.”
Quand un journaliste lui a demandé s’il pensait être la cible visée, Trump a simplement répondu “je suppose”.
Jeanine Pirro, procureure fédérale pour le district de Columbia, a annoncé en conférence de presse que le suspect fait face à des accusations liées aux armes à feu et à des charges d’agression. Sur Truth Social, Trump a salué le travail des forces de l’ordre et a même proposé que “le spectacle continue”, avant que la présidente de l’association des correspondants, Weijia Jiang, n’annonce finalement la fin de la soirée sur ordre des services secrets.
“Nous recommencerons”, a-t-elle déclaré sobrement.
La soirée la plus folle de l’histoire du dîner des correspondants
Trump assistait à cet événement pour la première fois depuis 2011, cette fois en tant qu’invité d’honneur, censé prendre la parole devant un parterre de journalistes et de stars. Parmi les présents figuraient le vice-président JD Vance, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et le secrétaire d’État Marco Rubio. L’animateur de la soirée était le mentaliste Oz Pearlman — un choix volontairement apolitique pour éviter les polémiques habituelles liées aux humoristes.
Des manifestants avaient été repérés aux abords et à l’intérieur de l’hôtel avant le début de la soirée, liés à la guerre en Iran et au conflit entre Israël et le Hamas.
Le présentateur Wolf Blitzer a rapporté plus tard que selon la police, le tireur était en possession d’une “arme majeure”. Les témoins présents dans la salle ont entendu entre trois et huit coups de feu selon les estimations. Les membres de la Garde nationale ont pris position à l’intérieur du bâtiment. Personne ne pouvait entrer. Tout le monde voulait sortir.
Ce dîner annuel, symbole parfois controversé de la proximité entre presse et pouvoir, restera cette année dans les mémoires pour des raisons bien différentes de celles prévues.
