Même Fox News a craqué.
Ce dimanche 12 avril 2026, Donald Trump a appelé en direct l’émission Sunday Morning Futures de Maria Bartiromo pour parler de la guerre contre l’Iran, du blocus du détroit d’Ormuz et de la suite des opérations. Ce qu’il a livré à la place a fait le tour d’internet en quelques heures.
Un monologue décousu. Des sujets qui s’enchaînent sans logique. Et une présentatrice de Fox News qui finit par couper le président des États-Unis en plein milieu d’une phrase.
Le blocus du détroit d’Ormuz annoncé sur Truth Social avant l’interview
Tout commence tôt le matin. Trump confirme en direct ce qu’il venait d’annoncer sur Truth Social quelques minutes plus tôt : les États-Unis vont lancer un blocus naval sur tous les navires entrant et sortant du détroit d’Ormuz. “Nous allons faire le blocus. Ça prendra un peu de temps, mais ça sera efficace assez vite. Nous avions hier des réunions qui ont duré 21 heures. C’était une longue réunion. Nous avions de très, très bons représentants, comme vous le savez. JD et Steve et Jared. Nous étions bien représentés. Mais nous n’y sommes pas arrivés sur le point important. Ils veulent avoir des armes nucléaires. Ils ne vont pas avoir d’armes nucléaires.”
Jusque-là, ça ressemble à une interview présidentielle ordinaire. Et puis Trump commence à dériver.
D’un sujet à l’autre, sans s’arrêter
En quelques minutes, Trump rebondit sur le blocus d’Ormuz, l’opération au Venezuela, la fraude électorale de 2020, le renommage du golfe du Mexique en “Golfe de Trump”, et des attaques contre des alliés de l’OTAN comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, accusés de ne pas avoir été “là” pour les États-Unis après le lancement de la guerre surprise contre l’Iran en coordination avec Israël.
La caméra oscille. Bartiromo tape sur son téléphone pendant qu’il parle. Et ses expressions faciales, elles, deviennent un spectacle à part entière.
“Une civilisation entière va mourir cette nuit” et Trump dit qu’il assume
Le moment le plus stupéfiant de l’interview tourne autour d’un post Truth Social de la semaine précédente. Trump avait écrit que “toute une civilisation mourra ce soir, pour ne jamais revenir”, si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, une menace qui ne s’est finalement pas matérialisée après l’échec des pourparlers de cessez-le-feu le samedi.
Bartiromo ose poser la question directement. “Monsieur le Président, vous avez été critiqué pour ce tweet parce que vous avez dit qu’une civilisation entière mourrait cette nuit. Qu’est-ce que vous voulez dire à ce sujet ?”
La réponse de Trump tient en quatre mots. “Je suis bien avec ça.”
Le prix du pétrole va baisser… ou peut-être monter
Autre moment qui a circulé massivement sur les réseaux sociaux. Bartiromo demande si les prix du pétrole et du gaz vont baisser à cause du blocus du détroit d’Ormuz, le principal point de passage des exportations pétrolières mondiales. Trump répond : “Eh bien, ça va être, ça va finalement baisser. Non, ça ne se passera peut-être pas initialement, mais ça va, ça va descendre quand tout ça sera terminé.”
Bartiromo insiste. Elle lui pose la question une deuxième fois, en la formulant différemment. Est-ce que les prix baisseront avant les élections de mi-mandat ? “J’espère. Je veux dire, je pense. Ça pourrait être, ça pourrait être pareil, ou peut-être un peu plus haut” , répond Donald Trump, tandis que les yeux de Bartiromo s’écarquillent visiblement à l’antenne.
Le contexte rend la réponse encore plus explosive. Au moment de l’interview, le prix du baril de pétrole brut WTI affichait 89,34 euros, contre 61,96 euros le 27 février, la veille du début du conflit avec l’Iran. Le prix du gaz à la pompe atteignait 5,35 euros le gallon.
L’élection de 2020, toujours et encore
Trump ne pouvait pas terminer une interview sans remettre ce sujet sur la table. “Sous Biden, qui était un président incompétent, il était grossièrement incompétent. Regardez, l’élection a été truquée. Vous le savez. Je le sais. Tout le monde le sait maintenant, et tout ça est sorti et ça sort” , lance-t-il. Bartiromo semble répondre “oui” en hochant la tête.
Fox News coupe le président en direct
Le moment le plus inattendu reste la fin de l’interview. Alors que Trump se lançait dans une tirade contre le Royaume-Uni et l’Allemagne, Bartiromo intervient : “Monsieur le Président, nous voulons respecter votre temps.” Rideau. Le président des États-Unis, coupé en plein élan sur sa chaîne de prédilection.
Fox News n’a pas commenté la décision de mettre fin à l’appel prématurément. Bartiromo a confirmé qu’une nouvelle interview avec Trump à la Maison-Blanche aurait lieu plus tard dans la semaine.
Internet a tout vu
Les réactions en ligne n’ont pas tardé. Un internaute a écrit : “Elle avait l’air de réaliser que Trump est un idiot certifié.” Un autre a commenté : “Elle réalise qu’elle a fait carrière en suivant et en écoutant un crétin complet.” Un troisième a résumé : “Maria, comme la plupart d’entre nous, a un mal de tête lancinant… Ça semble être un mauvais signe que le président des États-Unis doive appeler Fox News pour expliquer pourquoi nous n’avons pas pu négocier avec un pays que nous aurions soi-disant anéanti.”
Même sur la chaîne qui lui est la plus favorable, Donald Trump n’a visiblement plus le même effet qu’avant.
