Le procureur de Nice, Damien Martinelli, a annoncé, mercredi soir, que quatre nouvelles personnes avaient été entendues dans ce dossier. Si les gardes à vue de deux femmes nées en 1963 et 1967 ont été levées dans l’après-midi, celles des deux hommes ont été prolongées et pourraient durer jusqu’à 48 heures, selon le procureur.
Manipulation politique ?
Parmi eux se trouvent un quadragénaire interpellé à son domicile et un septuagénaire qui a répondu à une convocation. Ce dernier, âgé de 79 ans, est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST) à la retraite, reconverti désormais en détective privé, selon cette source proche du dossier qui confirme une information du Parisien.
Tous quatre sont de nationalité française, a précisé le procureur, sans donner d’indication supplémentaire sur leur implication potentielle dans cette affaire, qui a soulevé de forts soupçons de manipulation politique à quelques jours des municipales.
L’enquête semble en effet s’orienter vers une manipulation émanant du camp Estrosi sans qu’il soit possible de dire à ce stade si Christian Estrosi était au courant ou pas, selon deux sources proches du dossier interrogées par l’AFP.
« On passe de missions de soutien, de collectes de données à une manipulation ? », s’interroge une de ces sources. « Tout ça gravite autour d’un point central, après il faut démontrer si ce point central est actif ou pas », ajoute cette source.
