Avant la reprise des discussions, Trump menace Téhéran contre « les conséquences de ne pas conclure un accord »

François Xavier
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Les Etats-Unis et l’Iran reprennent, ce mardi, à Genève une nouvelle série de discussions sur le programme nucléaire iranien, sous médiation d’Oman. Ces pourparlers interviennent après une première reprise du dialogue le 6 février à Mascate, dans un contexte de tensions persistantes et de menaces militaires entre les deux pays.

Téhéran affirme percevoir une évolution dans la position américaine. « Nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste », a déclaré lundi 17 février le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, cité par l’agence Irna. Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, arrivé lundi en Suisse, a exposé « le point de vue et les considérations de la République islamique sur la question nucléaire et la levée des sanctions », tout en évoquant la « détermination » de son pays à poursuivre une « diplomatie axée sur les résultats ».

Nouvel avertissement de Donald Trump

Washington maintient toutefois la pression. Donald Trump a averti Téhéran lundi : « Je participerai à ces discussions, indirectement […] Ils veulent conclure un accord […] Je ne pense pas qu’ils veuillent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord ». Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a confirmé que l’émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner « sont en route », ajoutant : « Nous verrons ce qu’il en est. Nous espérons qu’il y aura un accord ».

Parallèlement aux discussions, les deux camps affichent leur puissance militaire. Les Gardiens de la Révolution ont mené lundi des exercices dans le détroit d’Ormuz, mobilisant bateaux, hélicoptères, drones et missiles pour se préparer « aux menaces sécuritaires et militaires potentielles », selon la télévision d’Etat. Les Etats-Unis maintiennent de leur côté un porte-avions à environ 700 kilomètres des côtes iraniennes et préparent le déploiement d’un second.

Des discussions sur fond de nombreux désaccords

Les désaccords restent importants sur le périmètre des négociations. L’Iran veut limiter les discussions à son programme nucléaire, tandis que Washington exige aussi des restrictions sur les missiles balistiques et le soutien à des groupes armés régionaux. Abbas Araghchi a affirmé être à Genève « avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable », tout en prévenant que « ce qui n’est pas sur la table : la soumission face aux menaces ».

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Téhéran se dit néanmoins prêt à un compromis concernant son stock d’uranium hautement enrichi, estimé à plus de 400 kilogrammes, à condition que les sanctions américaines soient levées. Ces nouvelles discussions à Genève, mardi, doivent permettre d’évaluer la possibilité d’un accord et d’éviter une nouvelle escalade entre les deux pays.

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