Le Clan del Golfo vient de perdre l’une de ses têtes. Le numéro deux de ce principal cartel de la drogue en Colombie s’est en effet noyé après le naufrage de son embarcation, a confirmé dimanche le gouvernement.
Surnommé « Gonzalito », José Gonzalo Sánchez était recherché par les autorités américaines pour trafic de stupéfiants. Le Clan del Golfo, principal exportateur de cocaïne de Colombie, récemment désigné comme organisation terroriste par les États-Unis, mène actuellement des pourparlers avec le gouvernement colombien au Qatar.
Un narco recherché pour de nombreux crimes
Álvaro Jiménez, négociateur en chef nommé par le président Gustavo Petro, a confirmé la mort du baron de la drogue. Lors d’un transfert, l’embarcation le transportant a chaviré dans le département de Córdoba, dans le nord de la Colombie, et il s’est noyé, a-t-il détaillé.
Les autorités colombiennes le recherchaient pour de nombreux crimes, dont homicide, déplacement forcé de population, trafic d’armes, exploitation minière illégale et extorsion.
Des négociations qui ne donnent rien
Le 5 décembre, le gouvernement Petro a accepté au Qatar de poursuivre les pourparlers visant à désarmer le Clan del Golfo et à pacifier les territoires qu’il contrôle. Ces négociations s’inscrivent dans le cadre d’une politique de paix visant à désarmer tous les groupes illégaux, mais jusqu’à présent, aucune de ces négociations n’a abouti à des résultats concrets.
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D’origine paramilitaire, le Clan del Golfo compte entre 6.000 et 7.000 combattants et collaborateurs, selon le gouvernement. Le cartel a subi des revers, notamment l’arrestation et l’extradition en 2022 vers les Etats-Unis de son chef, Dairo Antonio Usuga, alias « Otoniel », considéré comme le Pablo Escobar de ce siècle. Il y purge une peine de quarante-cinq ans de prison.