Ce jeudi matin, comme tous les jours depuis l’incendie qui a en partie détruit leur magasin, Julie et Mikaël Allanot et Laurent Le Bolay, les gérants d’ATE Services à Rostrenen, sont à pied d’œuvre pour déblayer ce qui peut l’être et pour accueillir les entreprises qui doivent intervenir sur le site. Et ils ne sont pas seuls : les agents de la ville sont venus leur donner un coup de main pour déblayer ce qui est dégradé et enlever tout l’électroménager invendable du magasin. Et il y a tous ces messages d’espoir et d’encouragement qu’ils reçoivent de leurs clients, et plus largement des Rostrenois.
Du baume au cœur pour Julie Allanot. « Aujourd’hui, mon mari Mikaël est en mode machine ; il a appelé les artisans et notre assureur, qui a été présent très vite, confie Julie. D’ailleurs, nous avons déjà 80 % de nos devis. Pour moi, c’est plus dur. Dimanche, le lendemain de l’incendie, j’ai pleuré en constatant les dégâts. Moralement, je suis atteinte ».
Dans le magasin, Julie Allanot et Laurent Le Bolay ne peuvent que constater les dégâts cinq jours après le drame. (Le Télégramme/Lionel Samson)
Sous le choc le jour de l’incendie
La veille, le magasin était fermé l’après-midi, comme c’est le cas depuis quelques années déjà. Alors quand Julie reçoit un coup de fil de son locataire, qui lui annonce qu’il y a un incendie dans un bâtiment mitoyen au magasin, c’est le choc. « Je suis arrivée dix minutes plus tard sur place, raconte-t-elle ; j’ai vu un brasier, des flammes qui commençaient à envahir la toiture de la partie droite du bâtiment. Là, j’ai cru que c’était fini, qu’on avait tout perdu ».
C’est à l’arrière du magasin, dans une petite maison mitoyenne, que le feu a pris samedi 24 janvier. (Le Télégramme/Lionel Samson)
L’intervention des pompiers jusqu’à 22 h 30 ce jour-là permet de sauver le bâtiment, du moins la partie la plus importante. En revanche, les fumées et la suie altèrent définitivement l’électroménager exposé à l’intérieur. Les sols et les murs sont également dégradés. Dans la partie droite du magasin, la toiture est éventrée. « Le lendemain, quand j’ai vu les pompiers, ils m’ont dit que le plus dur commençait », se souvient Mikaël. « Heureusement, la structure du bâtiment est sauvée, grâce à leur intervention. Mais je trouve ça très injuste car nous avons tout fait nous-même dans ce bâtiment où nos sommes depuis neuf ans. Et surtout, le feu n’a pas démarré tout seul… »
Tout l’électroménager qui se trouvait dans le magasin est désormais invendable. Et il faudra du temps et de la sueur pour remettre en état leur outil de travail. (Le Télégramme/Lionel Samson)
Objectif ? Rouvrir le plus vite possible
Une enquête de gendarmerie est toujours en cours de ce côté-là pour connaître l’origine du sinistre. De leur côté, les trois gérants essayent d’avancer. « Le magasin est évidemment fermé, mais je continue à répondre aux clients pour ceux qui veulent commander et ceux qui ont des réparations à faire, poursuit Julie. D’ailleurs, je tiens à les rassurer, l’atelier où est entreposé l’électroménager à réparer n’a pas été touché par l’incendie. Nous sommes toujours là pour nos clients. La preuve, j’ai une dame qui est en panne de réfrigérateur et nous allons la livrer dès demain (ce vendredi) pour la dépanner ».
Quant à une ouverture du magasin, il est évidemment beaucoup trop tôt pour connaître les délais. « D’ici ce week-end, nous allons installer une séparation entre la partie droite très dégradée et le reste, explique Mikaël. Mais pour l’instant, nous réfléchissons entre deux possibilités : nous installer dans la partie gauche du magasin qui a été moins touchée, ou chercher un nouveau local le temps des travaux ».