Le chef d’un trafic de stupéfiants dont l’un des points de deal était situé à Vannes, a été condamné, ce vendredi, à un an de prison ferme. L’épicentre de ce trafic : le quartier de Ménimur, la plupart du temps à l’angle des rues Eugène-Delacroix et Sonia-Delaunay, mais le réseau livrait aussi à domicile. Les patrouilles de voie publique et la brigade des stupéfiants du commissariat de Vannes ont mené un coup de filet mercredi 13 janvier, interpellant six personnes à Vannes, Plescop, Saint-Avé et Plumelin. Parmi eux, deux mineurs de 16 et 17 ans. Lors de l’opération, les policiers ont saisi quelques centaines de grammes de résine de cannabis, de cocaïne et d’ecstasy.
Enquête commencée au printemps 2025
Trois des interpellés ont été convoqués devant le tribunal judiciaire de Vannes ce vendredi dans le cadre d’une procédure de plaider coupable, après une garde à vue prolongée. Le chef du trafic, Resul Miftari, un Albanais né en 2007, est parti purger sa peine de deux ans de prison dont un ferme à la sortie de l’audience. Sa compagne, de quatre ans son aînée, a été condamnée à six mois de prison avec sursis – elle l’aidait à livrer la drogue à domicile, utilisant sa propre voiture. Le troisième, le jeune de 15 ans qui tenait le point de deal de Ménimur au quotidien depuis un peu moins d’un an, a été placé sous contrôle judiciaire, envoyé dans une unité éducative d‘hébergement diversifié à Quimper.
« On est très contents, s’est félicité le commandant divisionnaire Yannick Le Barre. Car ça a été une enquête de longue haleine, depuis le printemps 2025, qui a impliqué les effectifs de la voie publique et la brigade des stupéfiants de Vannes, qui n’a pas compté ses heures ».

