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Aucun enfant n’a été enlevé, l’enquête classée « pour absence d’infraction »

Aucun enfant n’a été enlevé, l’enquête classée « pour absence d’infraction »

La psychose a gagné le quartier tout le week-end. Le bruit a couru, dans le 13e arrondissement de Paris, qu’un enfant d’une dizaine d’années aurait été enlevé, vendredi, à proximité du parvis Alan-Turing, situé derrière la bibliothèque François-Mitterrand. Le parquet a pris l’affaire très au sérieux et ouvert une enquête confiée à la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire. Mais ce lundi, la procédure « a été classée pour absence d’infraction », « aucun enlèvement n’étant avéré », indique le parquet à 20 Minutes.

C’est une femme qui a alerté les forces de l’ordre vendredi, vers 20h30. Comme l’a révélé Le Parisien, elle signale avoir vu quatre hommes forcer un enfant d’une dizaine d’années à monter dans le coffre d’une BMW à l’angle du passage Chanvin et de la rue Chevaleret. Elle décrit sommairement les occupants du véhicule aux fonctionnaires qui ne parviennent pas à retrouver sa trace dans le secteur. Premier élément troublant : son amie, qui l’accompagnait, précise ne pas avoir été témoin de la scène, affirmant avoir été simplement prévenue par la requérante.

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Une doudoune déposée dans le coffre

Au regard de la gravité des faits dénoncés, le parquet des mineurs saisit en urgence la BPM. Deuxième élément étrange : aucun enlèvement d’enfant n’a été signalé au moment où les faits se seraient produits. Les enquêteurs parviennent à identifier le propriétaire de la voiture recherchée. « Ses effets ont été fouillés sans rien révéler », fait savoir le parquet de Paris.

Cet homme s’était effectivement rendu dans l’arrondissement avec des amis. Et l’un d’eux « avait déposé sa doudoune dans le coffre » de la BMW. « Les amis, dont l’un a fait un malaise cardiaque à l’occasion de son audition, ont tous confirmé le déroulé de leur après-midi. »

La femme qui a alerté la police s’est-elle trompée de bonne foi ? Est-elle l’autrice d’un mauvais canular ? Souhaitait-elle faire parler d’elle ? Un élément étonnant accrédite cette dernière thèse. Selon le parquet de Paris, « la signalante avait précédemment fait l’objet d’un rappel à la loi pour divulgation d’information fausse de sinistre de nature à provoquer l’intervention des secours, en 2021 ». Une infraction punie de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

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