C’est un séisme diplomatique. Quatre citoyens canadiens ont été exécutés en Chine ces derniers mois, une décision qui provoque une onde de choc au Canada. La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, n’a pas tardé à réagir, dénonçant avec force ces exécutions : « Nous condamnons fermement ces actes. Le Canada s’oppose catégoriquement à la peine de mort, en toutes circonstances. »
Pékin, de son côté, assume totalement sa position, martelant que ces Canadiens ont été condamnés pour des infractions liées à la drogue et que la justice chinoise a suivi une application stricte de la loi. Un message clair : la politique de tolérance zéro contre le trafic de stupéfiants ne fait aucune exception, qu’importe la nationalité des accusés.
Ces exécutions interviennent alors que les relations sino-canadiennes sont déjà extrêmement tendues. Depuis l’affaire Meng Wanzhou et la détention de Michael Kovrig et Michael Spavor, la confiance entre les deux pays est au plus bas. Ce nouvel épisode ne fera qu’aggraver la crise diplomatique.
Jusqu’où ira cette escalade entre Ottawa et Pékin ? Alors que le Canada tente d’obtenir des explications et d’accroître la pression diplomatique, la Chine reste inflexible. Ce bras de fer ne fait que commencer.


