Elle avait dédié une chanson à New York. Elle vit désormais à Londres. Madonna, 67 ans, a tout quitté pour poser ses bagages en Grande-Bretagne, et ses raisons sont plus variées qu’on ne le croit.
Chelsea, Stuart Price et l’envie de changement
La Reine de la pop avait déjà vécu à Londres au début des années 2000, pendant son mariage avec Guy Ritchie. La voilà de retour, et elle l’assume sans détour. « J’ai déménagé ici parce que je voulais travailler avec Stuart non-stop et ne pas arrêter de faire des allers-retours en avion », a-t-elle expliqué, en référence à Stuart Price, le producteur reconnu avec lequel elle a conçu son nouvel album Confessions II.
Mais la musique n’est pas la seule raison. « Nous adorons le football dans cette maison. Nous sommes fans de Chelsea et c’est tellement plus facile d’aller aux matchs si l’on vit à Londres », a-t-elle ajouté. Elle l’avait prouvé en posant avec la légende des Blues John Terry plus tôt dans l’année.
Sur la situation aux États-Unis, Madonna a répondu avec une formule lapidaire quand on lui a demandé si son départ était lié au contexte américain : « Eh bien, même ici, l’Amérique est tellement f***ée. On n’est pas si loin. »
Elle a aussi glissé une confidence sur sa philosophie de vie : « J’aime ma maison ici, mais je ne reste jamais plus de trois ans au même endroit. Ça m’ennuie. Après le Covid, je suis allée à New York. Maintenant je suis à Londres. J’aime bouger tout le temps. »
Une chanson avec sa fille Lourdes, pour réparer leur relation
En quittant New York, Madonna s’est éloignée de sa fille aînée Lourdes — qu’elle appelle Lola — qui y réside toujours. Mais les deux femmes ne se sont jamais autant rapprochées. La réconciliation est passée par la musique.
« Tant de choses très importantes me sont arrivées en chemin. Par exemple, la chanson que j’ai écrite avec ma fille, Lola. C’est elle qui m’a approchée pour qu’on écrive une chanson ensemble comme un moyen de guérir notre relation », a raconté Madonna. Elle a ajouté : « C’était un moment vraiment important, et ça a solidifié l’idée que c’est maintenant le bon moment pour enregistrer ce disque. J’avais juste l’impression que j’avais beaucoup de choses à extérioriser. »
Le biopic avec Universal : deux ans de travail pour rien
Ce retour en studio est aussi la conséquence directe d’un projet avorté. Madonna avait travaillé pendant deux ans sur un biopic avec Universal Studios, avant que tout s’effondre sur une question de budget. Elle a raconté l’impasse sans ménagement : « On s’est disputés, Universal et moi, à propos du budget parce que j’ai eu une vie extraordinaire. J’ai eu une vie immense, donc j’avais besoin d’un grand budget. Ils n’arrivaient pas à l’intégrer. »
Elle avait trouvé une solution de rechange en Serbie pour réduire les coûts, mais Universal n’a pas suivi. « Peut-être qu’ils ne croyaient tout simplement pas en moi. L’une de leurs premières réactions a été : “On ne pense pas que vous resteriez plus de quatre jours en Serbie.” Et j’ai dit : “Vous avez lu le scénario ? Toute ma vie a été une question de survie. Je n’y vais pas en vacances.” »
Après cette rupture, Netflix a pris contact pour lui proposer une série. Sauf que le scénario écrit pour Universal n’était pas réutilisable sans le racheter — à un prix qu’elle juge « exorbitant », même si c’est elle qui l’avait écrit.
Un genou abîmé, les réseaux sociaux en horreur, et trois carnets par semaine
Quelques confidences supplémentaires donnent une image de la Madonna de 2026 assez éloignée de sa réputation d’invulnérabilité. Son genou lui cause des problèmes depuis des décennies de danse en talons, de yoga et de pavement running. « Jusqu’à il y a un an, je sautais sur des trampolines et je faisais de la cardio danse et beaucoup de ce qu’un médecin appellerait de la mise en charge de mes articulations. Je ne peux plus faire ça. Donc maintenant je fais du vélo Peloton et le Versa Climber et de l’entraînement en circuit haute intensité. Je fais beaucoup de vélo dehors. Je danse. »
Sur les réseaux sociaux, elle ne mâche pas ses mots : « Nous pensons que si l’on regarde Instagram pendant deux heures, on a vraiment été avec quelqu’un. C’est une activité profondément perturbante. C’est hypnotisant et aussi destructeur pour l’âme. » Elle précise ne jamais s’y attarder plus de dix minutes sans que la déprime ne la guette.
Elle préfère le papier. « Je tiens des journaux. J’en remplis probablement trois par semaine. J’adore écrire. Avec ma main. J’écris tous mes textes. »
