Beyoncé et Jay-Z préparent leurs jumeaux de 8 ans à devenir des stars mondiales

François Xavier
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Blue Ivy a décroché un Grammy à 9 ans. Rumi et Sir fêtent justement leurs 9 ans le 13 juin. Coïncidence ? Pas vraiment, quand on connaît la famille.

L’été dernier, lors de la première date de la tournée Cowboy Carter au SoFi Stadium de Los Angeles, une petite fille de 8 ans a marché sur scène devant 70 000 personnes. Rumi Carter. Les fans ont hurlé. Beyoncé chantait Protector — un titre écrit pour ses enfants — et ses deux filles étaient là, avec elle.

Ce moment n’était pas une improvisation sentimentale. Rumi a ensuite participé à la quasi-totalité des 32 dates de stade de la tournée mondiale. Et à chaque représentation, quelque chose s’est transformé : sa confiance. Une source proche du couple raconte : « Blue est une artiste née et Rumi semble déterminée à marcher dans ses traces. Regarder Rumi gagner en confiance était quelque chose de magnifique pour eux. C’est quelque chose qu’ils vont continuer à cultiver. »

Son frère jumeau Sir, lui, n’est presque jamais en public. La grand-mère de Tina Knowles a livré un portrait rare des deux enfants : « La fille va simplement gouverner le monde, et le garçon est plutôt décontracté et calme comme le père. Sir est très discret. Il fait plutôt des trucs de chiffres, donc il ne s’intéresse pas autant à la mode. Rumi est extraordinaire — une artiste, peintre et créatrice incroyable. Comment pourraient-ils être autre chose en grandissant dans cet environnement ? »

Ceux qui gravitent autour du couple pensent que Sir empruntera plutôt la voie des affaires, dans les traces de ses parents.

Un empire financier à transmettre  et des noms à protéger

Beyoncé, 44 ans, et Jay-Z, 56 ans, ont accumulé ensemble une fortune combinée dépassant les 3,2 milliards d’euros. Ce n’est pas uniquement grâce à la musique. Jay-Z dirige Roc Nation, a investi intelligemment dans Uber et Tidal, et a vendu 50 % de sa marque de champagne Armand de Brignac au géant du luxe LVMH en 2021 — une transaction qui l’a mis à l’abri pour plusieurs générations. Beyoncé, de son côté, a fondé Parkwood Entertainment en 2010 et lancé sa propre marque de soins capillaires Cécred en 2024.

Une source proche du couple résume : « Il n’y a pas deux meilleures personnes au monde pour apprendre les affaires que Jay et Beyoncé. Sir n’a pas le même intérêt pour la scène que ses sœurs, mais c’est un jeune garçon très intelligent. »

Pour protéger leurs enfants de toute exploitation commerciale non autorisée, Beyoncé et Jay-Z ont agi vite. Ils ont bataillé pendant 12 ans pour obtenir la marque déposée Blue Ivy Carter — finalement accordée en 2024. En mars dernier, via la société de propriété intellectuelle BGK Trademark Holding LLC, ils ont enregistré les noms complets de Rumi et Sir. La protection couvre un spectre très large : enregistrements audio et visuels, photographies, jeux en ligne, vêtements, parfums, articles sportifs.

« Les gens voudront toujours en profiter, et c’est très courant dans la culture des célébrités », explique l’insider. « Regardez Kim Kardashian et sa fille North, ou les Beckham, qui ont déposé les noms de leurs enfants à la naissance. Naître dans la célébrité expose les enfants à un monde de privilèges, mais aussi à des problèmes plus complexes plus tard. »

Le prochain album et une nouvelle apparition de Rumi en vue

Tous les regards se tournent désormais vers le prochain grand projet de Beyoncé. Un nouvel album est attendu dans les prochaines semaines — il s’agirait de Betty Black, un disque à inspiration rock qui compléterait la trilogie entamée avec Renaissance et Cowboy Carter. Deux numéros un consécutifs. La pression est réelle.

Et pour la prochaine tournée qui accompagnera ce troisième volet, Rumi devrait à nouveau être de la partie. « Blue dansera à nouveau en tournée et il est probable que Rumi aura à nouveau un petit rôle », précise l’insider. « Que ce soit sur scène ou simplement dans les visuels de l’album et de la tournée reste encore à décider. »

La trajectoire de Blue Ivy illustre la méthode Beyoncé : rien n’est précipité. Blue a d’abord été exposée progressivement, dans un environnement maîtrisé — un clip, une apparition aux côtés de Naomi Campbell et Lupita Nyong’o — avant de progresser vers les grandes scènes mondiales. Elle a décroché son Grammy pour Brown Skin Girl à 9 ans, dans ce cadre protégé. « Ce n’était pas comme si on la propulsait sur une scène en la forçant à performer. C’était une introduction douce à ce monde. Avancez jusqu’à aujourd’hui et c’est une danseuse incroyablement talentueuse avec une énergie féroce et une ambition sans limites. Beyoncé et Jay vont accompagner Rumi de la même façon exacte. »

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