Doku quitte le Mondial pour la naissance de son fils : le débat qui divise

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David Marius
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Journaliste – Actualité People David Marius suit quotidiennement les actualités du monde du spectacle, de la musique, du cinéma et des réseaux sociaux. Son travail consiste...
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Une journaliste estime qu’un père ne sert à rien à l’accouchement. Un boxeur champion olympique lui répond cash. Et entre les deux, une question qui gratte vraiment.

Ce que France Pierron a dit et pourquoi ça a mis le feu aux poudres

Le contexte, d’abord. Jérémy Doku, ailier belge, a décidé de quitter le rassemblement de sa sélection pour assister à la naissance de son enfant. Un choix personnel, intime. Le genre de décision que la plupart des gens comprennent sans avoir besoin qu’on l’explique.

Sauf que la journaliste France Pierron, elle, ne l’a pas compris. Et elle l’a dit à voix haute, avec une franchise qui frise la brutalité :

« Tu as la chance de jouer une Coupe du monde, c’est un bonheur inouï et des centaines de footballeurs tueraient pour être à ta place. Ça ne se représentera peut-être plus jamais dans ta vie… Et tu vas quitter tout ça pour aller assister à la naissance de ton enfant ? C’est un moment où le papa ne sert à rien. Il a un rôle de figurant : tu tiens la main et tu prends une photo. Le bébé sera toujours là si tu ne vas pas à sa naissance. Toi, tu vas perdre 10 heures, prendre un shoot émotionnel, tu seras épuisé de fatigue… et tu ne peux pas rater un Mondial. Des mecs ont peut-être fait un prêt pour venir, ils ont peut-être tout sacrifié, et toi, tu n’y vas pas pour couper un cordon ombilical. », a commenté France Pierron, journaliste

Des mots qui ont immédiatement circulé sur les réseaux. Et déclenché exactement ce qu’on pouvait anticiper.

« Le papa ne sert à rien » : une phrase qui résume tout le problème

Arrêtons-nous une seconde là-dessus. Parce que c’est cette formule précise — le papa ne sert à rien à l’accouchement — qui concentre tout ce qui choque dans ce discours.

Ce n’est pas une opinion anodine. C’est une vision de la paternité figée dans une époque révolue, celle où le père attendait dans le couloir pendant que sa femme accouchait, puis serrait des mains à la maternité. Cette représentation du père-spectateur, du père-figurant comme elle dit, beaucoup de gens pensaient qu’on l’avait enterrée.

Manifestement non.

Ce qui frappe surtout, c’est que l’argument central de France Pierron repose sur une hiérarchie des événements : un Mondial vaudrait plus que la naissance de son enfant. Que cette hiérarchie soit celle d’une journaliste sportive ne surprend pas. Qu’elle soit présentée comme une évidence, en revanche, ça interpelle.

La réponse de Brahim Asloum : courte, directe, imparable

Face à la polémique, plusieurs voix se sont élevées. Parmi elles, celle de Brahim Asloum — champion olympique de boxe en 2000, figure respectée du sport français — qui a choisi de répondre avec une sobriété remarquable :

« Un bébé, c’est toute ta vie. Une Coupe du monde, tu peux la gagner ou la louper, mais dès qu’elle est passée, elle est passée. », a régit Brahim Asloum, boxeur, champion olympique

Difficile de faire plus concis. Et difficile, aussi, de lui donner tort. La logique est implacable : un Mondial passe. Un enfant reste. La naissance d’un bébé ne se rejoue pas. Une demi-finale de Coupe du monde non plus, certes — mais on ne parle pas du même registre d’existence.

Doku, lui, a tranché. Et c’est son droit

Jérémy Doku n’a pas eu à se justifier publiquement. Il a fait un choix. Un choix qui ne regarde que lui, sa compagne et leur enfant — et que la plupart des pères ayant vécu ce moment comprendraient instinctivement.

Contrairement à ce qu’on entend souvent dans les débats sur le sport de haut niveau, la carrière d’un athlète n’efface pas sa vie privée. Doku n’est pas qu’un ailier. Il est aussi un homme, un partenaire, un père. Et décider d’être présent à la naissance de son fils, même au prix d’un forfait en sélection, relève d’une cohérence personnelle que personne — ni journaliste, ni commentateur — n’a vraiment à juger de l’extérieur.

D’ailleurs, la question mérite d’être posée franchement : est-ce qu’on aurait autant débattu si Doku avait quitté le rassemblement pour une blessure au genou ? Probablement pas. Ce qui dérange, c’est la nature du motif — familial, émotionnel, non sportif. Comme si ces dimensions-là restaient encore suspectes dans le monde du football professionnel.

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Écrit parDavid Marius
Journaliste – Actualité People David Marius suit quotidiennement les actualités du monde du spectacle, de la musique, du cinéma et des réseaux sociaux. Son travail consiste à sélectionner les informations les plus pertinentes et à les restituer de manière claire, synthétique et fiable.Passionné par l'évolution des médias numériques, il veille également aux sujets qui font le buzz sur Internet afin de proposer une couverture rapide des événements marquants.Domaines d'expertise : People, musique, cinéma, tendances web, réseaux sociaux.
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