Jennifer Lopez ne fait jamais rien à moitié. Passée par la Croisette cette semaine pour quelques jours de tournée promotionnelle, la chanteuse et actrice de 56 ans a posté depuis sa chambre d’hôtel des photos qui ont immédiatement enflammé les réseaux. Minirobe argentée à découpes plongeantes, bottes cuissardes noires, collants résille et cheveux blond vénitien en vagues lâches. La légende ? « Tout va bien. »
Et visiblement, oui.
Le look Cannes qui fait le tour du monde
La robe est courte, moulante, à reflets métalliques, avec un décolleté franchement plongeant et des découpes stratégiques. Le genre de pièce que beaucoup porteraient en soirée, pas pour prendre des photos dans une chambre d’hôtel en milieu d’après-midi. JLo l’a portée à midi, seule face à son téléphone, et le résultat tourne en boucle.
Elle a complété le tout avec un sac Chanel blanc pour sa sortie sur la Riviera, dans une longue robe jaune sans manches. Deux looks, deux ambiances, même assurance absolue.
Ce passage à Cannes précédait un crochet par Paris, où elle a rejoint David Guetta sur scène lors de son concert au Stade de France, le 11 juin, pour la première date de son show « Ultimate Monolith ». Les deux artistes collaborent depuis le début d’année sur le titre « Save Me Tonight », et manifestement, la tournée européenne est aussi une occasion de prolonger le partenariat en live.
Ce qu’elle a dit sur Ben Affleck — et c’est sans filtre
Quelques jours avant son passage sur la Croisette, Jennifer Lopez était l’invitée du podcast Films to Be Buried With de son co-star de Office Romance, Brett Goldstein, le 10 juin. La conversation a duré longtemps. Elle a été franche, parfois trop.
Le film True Romance — le thriller criminel de 1993 signé Tony Scott sur un script original de Quentin Tarantino — a déclenché une séquence mémorable. JLo a d’abord dressé un catalogue enthousiaste du casting : Christian Slater, Val Kilmer en Elvis, Patricia Arquette, Dennis Hopper, Christopher Walken, Brad Pitt en stoner, James Gandolfini, Gary Oldman. Puis elle a lâché, sans aucune ambiguïté :
« J’aurais couché avec n’importe lequel d’entre eux, ce qui en dit long sur ma face sombre. Ils étaient tous tellement f***ing bons dans ce film. »
Elle a continué sur la même lancée, en parlant de l’intensité des scènes, de la façon dont Patricia Arquette et James Gandolfini « se tabassent mutuellement », de la séquence où Christian Slater débarque pour la sauver. Un flot de paroles sincères, presque incontrôlé.
L’exercice du podcast l’a aussi amenée sur le terrain de Neuf semaines et demie, le film avec Kim Basinger et Mickey Rourke. Brett Goldstein lui a demandé quel film lui donne un « troubling boner » — traduction approximative : une excitation dérangeante. JLo n’a pas hésité :
« J’aime l’amour qu’ils avaient et l’obsession qu’ils avaient l’un pour l’autre. Elle [Kim Basinger] savait que c’était sombre et mauvais et si mystérieux mais c’est ce qui le rendait sexy et bon tout en sachant que c’était toxique. Maintenant si on le voyait, [crie] TOXIQUE ! C’est terrible, regardez ce qu’il lui fait faire. On voudrait qu’elle s’en sorte, mais moi je ne voulais pas qu’elle s’en sorte. J’adorais chaque moment. »
Ce genre d’aveu, en 2026, a une résonance particulière quand on connaît l’histoire récente de Lopez.
La cicatrice Ben Affleck, les larmes devant son père
La partie la plus personnelle de l’interview est venue presque par accident. Brett Goldstein lui a posé une question simple : quel film a changé sa façon de voir les choses ?
Sa réponse a pris tout le monde par surprise. C’est le biopic brésilien oscarisé I’m Still Here (Ainda Estou Aqui), sorti en 2024, qui a eu cet effet sur elle. Le film retrace la vie d’Eunice Paiva, dont le mari politique Rubens Paiva a disparu pendant la dictature militaire brésilienne entre 1964 et 1985.
JLo a raconté avoir regardé le film pendant les fêtes de Noël, malade, entourée de sa famille. Son père, David Lopez, qu’elle décrit habituellement comme quelqu’un qui ne « s’asseoit pas pour regarder un film », a accepté de le regarder avec elle.
Elle a raconté le moment avec une précision qui donnait l’impression d’y être :
« Il y a quelques années, j’ai été vraiment malade autour de Noël. Ma famille était là. Mon père, ma mère, mon cousin, tout le monde. »
Puis, sur ce qui s’est passé pendant le film :
« Je pense que parce que j’étais malade. Et à ce moment-là de ma vie, je traversais un divorce et je pensais beaucoup à mes enfants. Comme on le fait quand quelque chose comme ça arrive dans ta vie, [on a regardé un film]. Mon père était assis là et quelque chose s’est passé dans ma tête et j’ai juste commencé à pleurer, où j’ai commencé à calculer toutes les choses avec mes enfants, mon expérience avec mon père, comme tout s’est passé en même temps. Toute ma famille savait que je traversais une période difficile… Il se retourne et il voit mon visage. J’essayais de pleurer discrètement — quand on essaie de pleurer discrètement, c’est comme toutes les larmes, c’est comme de l’eau qui ruisselle sur mon visage. »
Son père s’est approché. Et ce qu’il lui a dit a tout changé, selon elle :
« J’ai dit : “Les pères sont tellement importants.” Et il s’est simplement approché de moi et a saisi mon visage et a dit : “Je t’aime. Je t’ai toujours aimée.” Et ça a changé ma vie en ce moment. [Ça] a guéri une partie de moi qui avait besoin d’être guérie pour avancer dans cette partie de ma vie et dans ces types de relations dans ma vie. Donc ce film m’a changée et m’a aidée à grandir. »
Quand Brett Goldstein l’a remerciée pour cette « belle histoire », JLo a ri à travers ses larmes et lui a lancé : « Tu vas pleurer aussi ? Pleure avec moi ! Pourquoi tu me laisses toute seule ? »
« Mon plus grand amour est devant moi »
Quelques jours plus tôt, le 9 juin, JLo était sur le plateau de Watch What Happens Live avec Andy Cohen. La question directe de Cohen : « Pensez-vous que votre prochain grand amour est devant vous ? »
Lopez a hésité une fraction de seconde, puis a répondu sans ambages : « Je pense que mon… ouais. Mon plus grand amour est devant moi, 100 %, sans aucun doute. »
Pas de nostalgie. Pas de prudence diplomatique. Une affirmation nette et assumée, deux ans après sa séparation de Ben Affleck en août 2024 et la finalisation de leur divorce en 2025.
Elle avait épousé le réalisateur en juillet 2022. Leur première romance avait défrayé la chronique au début des années 2000. La seconde tentative, lancée en 2021 avec un soin médiatique intense, n’a tenu que deux ans. Selon les informations rapportées à l’époque, les tensions portaient sur leurs visions très différentes de la célébrité et de l’exposition publique.
Sur le plateau d’Andy Cohen, elle a aussi dit quelque chose de plus pragmatique sur les prétendants éventuels : « Vous ne m’allez pas trouver sur Instagram ni en glissant dans mes DMs. Il faut faire plus d’effort que ça. »
La Croisette, Paris, le Stade de France, Brett Goldstein en coulisses et maintenant un avenir sentimental qu’elle dit radieux — JLo navigue sa nouvelle saison comme elle pose pour ses photos d’hôtel : en bodysuit argenté, sans filet, avec le sourire de quelqu’un qui sait exactement ce qu’elle fait.