Emmanuel Macron et Golshifteh Farahani : messages intimes, gifle de Brigitte et rumeurs d’infidélité

Yvan Pedri
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Une vidéo devenue virale, un président qui minimise, et maintenant un journaliste qui prétend tout expliquer. Selon un nouveau livre, la gifle de Brigitte Macron à son mari en mai dernier aurait été déclenchée par un message d’une actrice iranienne sur le téléphone d’Emmanuel Macron.

Le journaliste Florian Tardif, de Paris Match, suit le couple Macron depuis 2017. Dans son ouvrage intitulé Un couple (presque) parfait, il promet une « investigation » dans les « zones interdites » du couple présidentiel. Et il commence fort.

Invité sur RTL mercredi, Tardif a décrit la scène filmée à bord de l’avion présidentiel sur le tarmac de l’aéroport de Hanoï comme une banale « scène de couple » — mais avec un contexte bien précis : « Ce qui s’est passé, c’est qu’elle [Brigitte Macron] a vu un message d’une personnalité connue. Une actrice iranienne : Golshifteh Farahani. »

Selon lui, Emmanuel Macron aurait entretenu une relation « platonique » avec la comédienne « quelques mois » durant, lui envoyant des « messages qui allaient assez loin », du type : « Je vous trouve très jolie. » Ces échanges auraient créé des « tensions » au sein du couple, aboutissant à une dispute « importante » à bord de l’avion. « Cette scène privée est devenue publique parce qu’il y a eu un malentendu dans l’avion. On a cru que la dispute était terminée. Elle ne l’était pas », a-t-il conclu.

Tardif affirme avoir « vérifié » ses informations auprès de proches du président, et assure que tout son livre repose sur des « faits ». Une précision qui a son importance, vu la nature explosive des révélations.

Qui est Golshifteh Farahani ?

Née à Téhéran, Golshifteh Farahani a aujourd’hui 42 ans. Elle vit en exil depuis qu’elle a refusé de porter le hijab dans des productions internationales — une décision qui lui a valu d’être bannie par le régime iranien.

Son parcours est remarquable. En 2008, elle était devenue la première actrice basée en Iran à obtenir un rôle dans un film hollywoodien depuis la révolution de 1979, en jouant aux côtés de Leonardo DiCaprio dans Body of Lies, le thriller de Ridley Scott. Le ministère de la Culture iranien l’avait immédiatement interdite de travailler à Téhéran pour ne pas avoir porté le voile lors de la première new-yorkaise du film.

En 2011, nouvelle condamnation du régime. Elle avait dénudé son sein droit dans une courte vidéo promotionnelle pour les Césars, en déclarant : « Je mettrai de la chair à vos rêves. » L’agence de presse officielle Fars avait aussitôt publié un communiqué dénonçant « le visage caché et dégoûtant du cinéma ». Après les manifestations de 2022 à Téhéran, elle avait pris position sur Instagram : « L’Iran est à nouveau en feu. Mon cœur bat avec le peuple iranien. »

Les rumeurs la liant à Macron n’en sont pas à leur première apparition. Interrogée l’an dernier par Gala, l’actrice avait balayé les spéculations avec une certaine hauteur : « Ça vient par vagues, ça apparaît, disparaît… Je regarde, j’observe : que puis-je faire ? Ça ne me dérange même pas. À quoi bon ? » Elle avait ajouté : « La question est de savoir pourquoi les gens s’intéressent à ce genre d’histoire. Je pense qu’il y a un manque d’amour chez certaines personnes, et elles ont besoin de créer de telles romances pour combler ce vide. »

Les démentis et la polémique qui déborde

L’Élysée n’a pas tardé à réagir. Les représentants de Brigitte Macron ont formellement démenti l’histoire auprès du Parisien : « Brigitte Macron a catégoriquement démenti ce récit directement à l’auteur le 5 mars, en précisant qu’elle ne regarde jamais le téléphone portable de son mari. » L’entourage du président a également souligné que ce détail n’avait pas été publié par l’auteur — une façon de pointer une incohérence dans la démarche du journaliste.

Au moment des faits, en mai dernier, un responsable de l’Élysée avait décrit l’épisode comme « un moment où le président et son épouse se détendaient une dernière fois avant le début du voyage en plaisantant ». Macron lui-même avait minimisé l’incident, le qualifiant de « rien » et évoquant des « chamailleries, ou plutôt des plaisanteries, avec ma femme ».

Tardif reconnaît d’ailleurs que l’Élysée a regretté de ne pas avoir assumé la dispute publiquement, « simplement parce qu’ils auraient pu montrer à ce moment-là qu’ils étaient un couple, un vrai couple, pas un couple parfait ».

L’affaire avait pris une nouvelle dimension en avril, quand Donald Trump s’en était emparé lors d’un discours à la Maison-Blanche : « J’appelle la France, Macron — dont la femme le traite extrêmement mal — il est encore en train de se remettre du coup dans la mâchoire. » Macron avait répondu sèchement que ces commentaires n’étaient « ni élégants ni à la hauteur ». La saillie avait déclenché une indignation rare, y compris dans l’opposition. Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, avait tenu à se désolidariser de Trump sur ce point : « Vous êtes au courant de l’étendue de mes désaccords avec le président, mais que Donald Trump lui parle comme ça et parle de sa femme de cette manière — je trouve ça absolument inacceptable. »

Dans son livre, Tardif revient également sur une confidence qu’Emmanuel Macron aurait faite à un ami proche en 2017, à l’aube de son premier mandat : « Si Brigitte est malheureuse, je ne pourrai pas m’en sortir et je raterai ce quinquennat. »

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