Ballon d’Or 2026: Olise numéro 1, Kane talonne, Mbappé décroche… le classement qui va tout changer

Yvan Pedri
10 Min Read
Ballon d'Or 2026 — Olise numéro 1, Kane talonne, Mbappé décroche... le classement qui va tout changer

Ousmane Dembélé est le tenant du titre. Mais qui sera son successeur ? En cette année de Coupe du monde, la course au Ballon d’Or 2026 est ouverte comme jamais. Michael Olise a fait une entrée fracassante au sommet du classement, Harry Kane n’est pas loin, et Kylian Mbappé commence sérieusement à décrocher. Voici le top 10 des favoris, avec tout ce qu’il faut savoir sur chacun d’eux.

10 — Lionel Messi (en recul)

Messi dans la course en 2026 ? La question fait sourire, mais elle se pose quand même. En MLS, l’Argentin a réalisé une année 2025 absolument indécente, transformant les défenseurs adverses en silhouettes de training à volonté.

Soyons honnêtes, peu importe ce qu’il fait en Amérique du Nord, ça ne pèse pas lourd dans les délibérations du Ballon d’Or. C’est la réalité et c’est normal. Mais en année de Coupe du monde, il reste une variable à ne pas effacer totalement. Une dernière danse en Argentine, un tournoi de fou… et qui sait ? Probablement pas. Mais on ne dit jamais jamais avec Messi.

9 — Erling Haaland (en légère hausse)

Il était donné comme grand favori en début de saison. Les records de Messi étaient dans sa ligne de mire. Et puis le mur. Haaland a traversé une période de disette inquiétante, au point que l’on se demandait si Igor Thiago allait lui souffler le Golden Boot en Premier League.

Il est revenu, il peut encore décrocher un triplé domestic avec City. Mais son absence des derniers tours européens lui coûte cher dans la course au Ballon d’Or. Pour rebondir, il lui faudrait un Mondial de légende. Possible. Pas acquis.

8 — Antoine Griezmann (stable)

On l’avait un peu enterré côté Ballon d’Or. À tort peut-être. Griezmann avait frôlé le sommet en 2016 et 2018, et il était largement le meilleur joueur de la planète ces deux années-là, sans avoir la chance d’un trophée collectif pour appuyer sa candidature.

Il n’ira pas en Coupe du monde, il a pris sa retraite internationale. Mais avec l’Atlético de Madrid, et notamment en Ligue des champions, il a de quoi écrire un chapitre final magnifique. Si les Colchoneros vont au bout et que Griezmann en est le moteur, il sera impossible à ignorer pour un ultime podium.

7 — Declan Rice (stable)

Arsenal flirte avec le plus grand palmarès de leur histoire récente. Et pourtant, aucun Gunner ne polarise vraiment les discussions autour du Ballon d’Or. Pas de superstar accapareuse de lumière dans l’effectif. David Raya pourrait bien être leur meilleur joueur de la saison, mais un gardien gagnant le Ballon d’Or, c’est du domaine du fantasme.

Rice est probablement le profil de champ le plus convaincant à Arsenal cette saison. Il a élevé son niveau de jeu à des altitudes nouvelles, a endossé le brassard de capitaine en l’absence d’Ødegaard, et pèse sur chaque rencontre. Les prochains mois seront décisifs, aussi bien en club qu’avec l’Angleterre.

6 — Kylian Mbappé (en recul)

La question inconfortable s’impose désormais à voix haute. Le Real Madrid joue-t-il mieux sans Mbappé ? Les chiffres personnels du Français sont là, les buts rentrent, mais le collectif madrilène a indéniablement perdu en fluidité depuis son arrivée. Et voilà les Merengues en passe de boucler une deuxième saison consécutive sans le moindre trophée majeur. Impensable il y a encore deux ans.

Contre le Bayern, il a marqué à l’aller et au retour, et Madrid avait l’air d’une vraie équipe pour une fois. Bon signe. Mais si la France réussit son Mondial sans qu’il soit le patron absolu, deux de ses coéquipiers en attaque seront champions d’Europe et l’un d’eux sera en finale de C1. Éclipsé dans sa propre équipe nationale ? C’est le risque. Mbappé aura au moins 28 ans avant de toucher son premier Ballon d’Or. Au même âge, Messi en avait déjà quatre et trois Ligues des champions dans le placard.

5 — Luis Díaz (en hausse)

Sa première saison au Bayern Munich est tout simplement remarquable. Les statistiques parlent d’elles-mêmes, mais au-delà des chiffres, c’est son pressing, son énergie et sa capacité à tirer l’équipe vers le haut qui impressionnent les observateurs. Liverpool doit regretter son départ.

Il est peut-être un peu dans l’ombre de ses deux coéquipiers d’attaque au Bayern, mais il a quand même marqué lors de la défaite 5-4 au Parc des Princes. Si le Bayern décroche le triplé, il est dans la conversation. Naturellement.

4 — Lamine Yamal (stable)

Finaliste l’an dernier malgré des statistiques qui ne justifiaient pas forcément cette place, le prodige du Barça a depuis fait taire les doutes. Ces derniers mois, il est monté encore d’un cran. Il y a des matchs où on regarde Yamal jouer et on se dit, à 18 ans à peine, qu’il est peut-être déjà le meilleur footballeur du monde.

Il a tiré le Barça vers un titre en Liga et a failli créer l’exploit au Bernabéu. Sur ce croisé parfait qui attendait Fermín López, Yamal avait tout fait. Comme Mbappé, il devra probablement compter sur la Coupe du monde pour verrouiller sa candidature. Mais il a plus de crédit en banque, et l’Espagne peut lui offrir le théâtre idéal en Amérique du Nord.

3 — Ousmane Dembélé (stable)

Seuls Messi et Ronaldo ont réussi à conserver le Ballon d’Or depuis Marco van Basten à la fin des années 80. Dembélé n’est pas à ce niveau. Mais attention, ne l’enterrez pas trop vite.

La première moitié de sa saison a été décevante, entre blessures et performances en dents de scie. Depuis, il a complètement relancé sa machine. Son doublé contre le Bayern a montré que lui et le PSG global montent en puissance au bon moment. S’il livre en demi-finale retour et en finale, l’improbable devient envisageable.

2 — Harry Kane (en léger recul)

Une machine à buts dans une ligue avec moins de matchs que la Premier League, et il est en route pour décrocher un deuxième Soulier d’Or européen. Kane est dans une forme indécente, même si sa récente blessure l’a un peu freiné dans son élan.

Ce qui le distingue de Mbappé et Haaland, c’est le contexte collectif. Le Bayern fonctionne en équipe, les titres nationaux sont quasi assurés, et en Ligue des champions, les Bavarois ont clairement montré qu’ils jouaient dans la cour des grands. Kane a pesé dans les matchs qui comptaient : décisif face au Real Madrid, buteur sur penalty face au PSG. C’est exactement ce que font les candidats sérieux au Ballon d’Or quand les lumières sont les plus fortes.

1 — Michael Olise (en hausse)

On savait qu’il était bon à Crystal Palace. On ne savait pas qu’il était aussi bon que ça. Ballon d’Or-bon.

Sa performance au Santiago Bernabéu restera dans les mémoires. Il a rendu le pauvre Álvaro Carreras aussi dépassé que Nelson Semedo face à Alphonso Davies lors du 8-2 historique. Le retour a été moins dévastateur, mais il a tout de même scellé la qualification avec une frappe absolument folle en toute fin de match. Ces moments-là, c’est exactement le genre d’images dont se nourrissent les campagnes au Ballon d’Or.

Contre le PSG, il a encore pesé. Et les chiffres de sa saison sont tout simplement absurdes. 20 buts et 29 passes décisives en 47 apparitions. Vingt-neuf passes décisives. Il est sans aucun doute parmi les trois meilleurs attaquants de la planète en ce moment.

L’ancien joueur de Palace et de Chelsea n’avait jamais été en odeur de sainteté pour la Ligue des champions avant cette saison. Désormais, il est en finale potentielle et au sommet du classement du Ballon d’Or. Le football peut aller vite.

Et vous, qui devrait remporter le Ballon d’Or 2026 selon vous ? Olise, Kane ou une surprise de la Coupe du monde ? Dites-nous tout en commentaire.

Mots associés
Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire