Un Egyptien reconnu coupable de viol en réunion sur une plage de Brighton

Yvan Pedri
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Un homme entré illégalement au Royaume-Uni par la Manche en 2024 vient d’être reconnu coupable de viol en réunion sur une femme inconsciente sur une plage de Brighton. Ce que les jurés ignoraient pendant tout le procès est aujourd’hui révélé au grand public et glace le sang.

Karin Al-Danasurt, ressortissant égyptien de 20 ans, avait fui son pays en 2022 après avoir été condamné par contumace pour meurtre, selon les informations révélées après le verdict. Il aurait passé deux ans en Europe en tant que fugitif avant de traverser la Manche et d’entrer au Royaume-Uni sous une fausse identité. Les criminels étrangers étant systématiquement refoulés à la frontière britannique, il n’aurait jamais dû fouler le sol anglais.

Une fois sur place, il a été hébergé dans un hôtel financé par le ministère de l’Intérieur, où il a rencontré son compatriote Ibrahim Alshafe, 25 ans. Un troisième homme, Abdulla Ahmadi, 26 ans, originaire d’Iran, complète le trio.

Le 4 octobre dernier, vers 5h45 du matin, les trois hommes ont repéré une jeune femme dans la trentaine, visiblement très alcoolisée, qui venait de se séparer de ses amies après une soirée. En quatre minutes à peine, ils l’ont attirée vers une zone isolée de la plage et l’ont violentée alors qu’elle sombrait dans et hors de conscience. Al-Danasurt a filmé toute la scène sur son téléphone portable, en riant.

Lors du procès, la victime a déclaré devant le tribunal : “Je les suppliais d’arrêter et ils ne s’arrêtaient pas. Chaque fois que je ferme les yeux, je les vois me rire au visage. Chaque nuit, ça me hante. Ils trouvaient ça drôle. Ce n’était absolument pas consenti. Ils ont littéralement ruiné toute ma vie.”

Un verdict et des questions qui restent sans réponse

Après 16 heures et 28 minutes de délibération, le jury a reconnu Al-Danasurt coupable de quatre chefs de viol, et ses deux complices coupables de deux chefs chacun. Le prononcé de la peine est fixé au 15 juillet.

La procureure Holly Morton a déclaré : “C’était une attaque absolument effroyable et violente contre une femme incapable de donner son consentement à quelque activité sexuelle que ce soit. Ces hommes l’ont ciblée de manière cynique, prédatrice et sans scrupules, en la traînant vers un endroit isolé, avant de la violer à plusieurs reprises pour leur propre satisfaction sexuelle.”

Le ministre chargé de la sécurité des frontières, Alex Norris, a quant à lui annoncé : “Les auteurs ont désormais été condamnés à juste titre et la justice a été rendue par les tribunaux. Une fois la peine prononcée, nous procéderons à leur expulsion du sol britannique.”

Cette affaire relance avec force le débat sur le contrôle des frontières et les failles dans l’identification des demandeurs d’asile au Royaume-Uni.

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