Ils s’aimaient bien. Jusqu’à une « prise de tête ». Ce mardi 17 mars 2026, deux cousins ont été jugés devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour des faits de vol aggravé, à Yffiniac ; un cambriolage de plusieurs objets appartenant à un ancien ami d’un des deux hommes.
Le 3 décembre 2022, après une dispute, le premier prévenu, un homme de 36 ans vivant à Trégueux, invite son cousin à rendre visite à cet ancien compère. « Il me devait de l’argent », justifie-t-il. La victime ouvre sa porte, se fait rouer de « coups de poing et de coudes, notamment à l’arrière de la tête ». Des violences pour lesquels ils ne sont pas poursuivis.
« C’est pas une vie »
Les cousins en profitent pour voler, selon les dires de l’agressé, une télévision, une veste blanche, une doudoune, du tabac, 100 € en liquide et un sac à dos. Seul l’écran sera retrouvé. Ils auraient également abîmé un frigo, cassé un téléphone et frappé la chienne.
« J’avais tellement bu, je ne m’en souviens pas », avance l’autre prévenu de 33 ans.
Si le premier nie les faits, le second les reconnaît. « Je n’ai rien à voir avec ça, je n’ai rien volé », reprend l’homme de 36 ans.
« Vous y étiez, vous avez organisé, vous n’avez pas rien à voir avec ça », rétorque la présidente, avant de revenir sur son passé judiciaire : « Vous savez combien vous avez de mentions à votre casier ? » « C’est pas trop mal je crois », répond-il. 35 pour l’incitateur, quinze pour le suiveur. « Combien de temps avez-vous passé en prison ? », interroge la présidente. « Onze ans et demi, douze ans. C’est pas une vie. J’ai ma femme, ma fille et mon boulot qui m’attendent. Et là, je suis en retard au travail », s’inquiète-t-il.
« On ne peut pas désespérer des gens »
« La partie la plus longue de cette audience aura été la lecture de vos casiers judiciaires, glisse la procureure de la République. Je suis désolée de constater que malgré plusieurs condamnations, certaines personnes réitèrent encore, encore et encore. Mais on ne peut pas désespérer des gens, pondère le parquet, qui requiert une voie de condamnation avec « une porte de sortie ».
Johnny Fabre, le planificateur, a été condamné par le tribunal à trois ans de prison, dont deux ans de sursis sans mandat de dépôt, 600 € d’amende, une obligation de travail et une interdiction de rentrer en contact avec la victime. James Thomas, son cousin, a lui été condamné à deux ans de prison dont un avec sursis. Les deux pourront voir leur peine ferme aménagée.