L’affaire remonte. Le 15 mars 2025, une brigade de police repère deux individus dans un véhicule stationnant à 500 m de la maison d’arrêt de Brest (29), en pleine nuit. Ils sont en possession d’un drone, mais aussi de deux colis prêts à être livrés à un détenu. À l’intérieur, un total de 151 grammes de cannabis, un téléphone portable, cinq parfums et… une terrine de mousse de canard.
Les deux hommes sont interpellés et placés en garde à vue. Le plus jeune, 20 ans à l’époque, dit avoir été payé pour une livraison, sans plus de détails. Le second, de seize ans son aîné, assure n’être au courant de rien. Ils sont remis en liberté, mais l’enquête se poursuit, notamment pour exploiter le smartphone commandant le drone.
Des livraisons à Brest et à Saint-Malo
Près d’un an plus tard, l’appareil a fini par livrer ses secrets : le drone avait réalisé des livraisons à la maison d’arrêt de Brest les 7, 8, 10, 11, 13 et 14 mars, et à la maison d’arrêt de Saint-Malo (35) le 9 mars !
À la lumière de ces nouveaux éléments, les deux individus ont été à nouveau entendus au commissariat de Brest cette semaine, mais ont maintenu leurs déclarations initiales. Ils en diront peut-être plus au tribunal, où ils seront jugés le lundi 4 janvier 2027. En attendant, le duo, originaire de la région brestoise, a été remis en liberté.