Il voulait assassiner Trump et Biden, un Pakistanais reconnu coupable risque la prison à vie

François Xavier
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Il voulait faire définitivement taire une liste de personnalités aux Etats-Unis mais son plan est tombé à l’eau… Un jury fédéral de New York a reconnu coupable, vendredi, un ressortissant pakistanais accusé d’avoir organisé un projet d’assassinats visant plusieurs responsables politiques américains, dont Donald Trump. Selon le parquet, l’homme aurait agi avec le soutien du gouvernement iranien.

Agé de 48 ans, Asif Merchant a été jugé devant le tribunal fédéral de Brooklyn pour « terrorisme » et « meurtre par commanditaire ». Le ministère américain de la Justice a indiqué qu’il encourt la prison à vie. La date à laquelle sera prononcée sa peine n’a pas encore été fixée, a précisé un porte-parole du parquet.

Sous la contrainte des Gardiens de la révolution

Durant le procès, l’accusé, qui avait plaidé non coupable, a affirmé avoir agi sous la contrainte pour protéger sa famille restée à Téhéran face aux menaces des Gardiens de la révolution iraniens. « Ma famille était menacée et je n’avais pas le choix », a-t-il déclaré par l’intermédiaire d’un interprète en ourdou. « Je n’étais pas prêt à le faire de mon plein gré », a-t-il ajouté, selon le Washington Post.

Asif Merchant avait été interpellé en juillet 2024 après avoir pris contact avec des personnes qu’il croyait être des tueurs à gages mais qui étaient en réalité des agents du FBI. Il a affirmé s’attendre à être arrêté avant que quiconque ne soit tué et avoir envisagé de coopérer avec le gouvernement américain.

Trump, Biden et Haley étaient ciblées

Selon son témoignage, il avait reçu pour mission de trouver un criminel capable d’organiser différentes opérations, notamment des manifestations, des vols, du blanchiment d’argent et possiblement un assassinat. Trois personnalités auraient été évoquées comme cibles potentielles : Donald Trump, Joe Biden et Nikki Haley, ancienne gouverneure de Caroline du Sud et candidate à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2024.

Notre dossier sur les Etats-Unis

Commentant l’affaire mercredi, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a déclaré : « L’Iran a essayé d’assassiner le président Trump, et le président Trump a eu le dernier mot ». Téhéran rejette de son côté les accusations américaines concernant des projets d’assassinat visant des responsables politiques, alors que l’ancien conseiller à la sécurité nationale John Bolton aurait lui aussi été ciblé entre 2021 et 2022 après la mort du général iranien Qassem Soleimani en 2020.

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